Jalibert avait enfin rebattu les cartes pour le poste de numéro 10 chez les Bleus, sa blessure pourrait rendre l’avantage à Ntamack
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement
Matthieu Jalibert avait remplacé son nom au cœur de la course au numéro 10 du XV de France. Sa blessure au quadriceps interrompt cette dynamique au moment où Romain Ntamack semblait enfin avoir un véritable concurrent.
Le Bordelais a quitté prématurément la rencontre entre l’Union Bordeaux-Bègles et le Stade Français, remportée 40-10 par l’UBB. Il a ensuite annoncé une déchirure du quadriceps et quatre semaines d’arrêt sur Instagram.
Cette indisponibilité ne règle pas à elle seule le débat entre les deux ouvreurs. Elle peut toutefois modifier le rapport de force en privé Jalibert de temps de jeu et de préparation pendant une période importante pour le staff français.
Jalibert avait relancé une concurrence longtemps favorable à Ntamack
Romain Ntamack a longtemps occupé un poste privilégié au poste d’ouvreur sous Fabien Galthié. Les performances de Jalibert pendant le Tournoi des Six Nations de rugby 2026 avaient toutefois rebattu les cartes à l’approche de la Coupe du monde 2027.
Le Bordelais ne se présentait plus uniquement comme une solution de remplacement. Son niveau et sa capacité à accélérer le jeu avaient rendu le choix moins évident, au point de pousser le personnel à rechercher une formule permettant d’utiliser les deux joueurs.
Cette réflexion avait débouché sur une association avec Ntamack en numéro 10 et Jalibert à l’arrière pendant l’été. Lors de la victoire contre l’Australie, les deux joueurs avaient même été alignés après seulement six minutes d’entraînement commun dans la semaine, un détail rapporté par Sud Ouest le 12 juillet 2026 .
Cette tentative montre que leur duel pouvait aussi devenir une association. Elle confirmait surtout que Jalibert avait retrouvé une place concrète dans les plans du XV de France.
Quatre semaines annoncées, mais une préparation désormais perturbée
Jalibert s’est blessé après quinze minutes de jeu contre le Stade Français, le 20 septembre 2026. Le joueur a ensuite communiqué un diagnostic précis sur Instagram : « Petit coup d’arrêt suite à une déchirure du quadriceps. Quatre semaines d’arrêt. Merci pour vos messages. On reviendra, comme toujours ».
D’autres estimations ont évoqué une absence plus longue, comprise entre six et huit semaines. En l’absence d’un bulletin médical détaillé et directement accessible de l’UBB, la durée annoncée par le joueur reste la référence la plus prudente.
Même limitée à quatre semaines, cette coupure arrive mal. Jalibert doit interrompre sa séquence avec l’UBB, puis retrouver son rythme avant de pouvoir défendre sa place dans le groupe français. Une récupération sans contretemps lui laisserait une possibilité de revenir avant les rencontres de novembre, sans garantir qu’il disposera du même temps de préparation que Ntamack.
Sa situation contractuelle apporte au moins de la stabilité du côté de son club. Ouest-France a confirmé sa prolongation avec l’Union Bordeaux-Bègles jusqu’en 2028 . L’enjeu immédiat concerne donc sa récupération et sa capacité à reprendre rapidement la compétition.
Ntamack récupère une longueur d’avance, pas une place garantie
Si Jalibert manque une partie du rassemblement ou arrive avec peu de minutes dans les jambes, Ntamack bénéficiera mécaniquement de davantage de continuité au poste d’ouvreur. Il pourra travailler les automatismes avec Antoine Dupont et conduire l’animation offensive sans alternance immédiate.
Cet avantage reste sportif et temporaire. Aucun élément ne permet d’affirmer que Fabien Galthié a arrêté sa hiérarchie pour la Coupe du monde 2027. Le sélectionneur avait d’ailleurs défendu une logique d’association pendant l’été plutôt qu’une opposition permanente entre les deux joueurs.
La blessure change donc surtout le calendrier de cette concurrence. Jalibert avait gagné le droit de pousser le débat sur le terrain. Son arrêt offre désormais à Ntamack une séquence supplémentaire pour consolider sa position, tandis que le Bordelais devra d’abord récupérer puis retrouver le niveau qui lui avait permis de rebattre les cartes.