À 32 ans, Anthony Turgis quitte TotalEnergies pour rejoindre Astana avec un enjeu simple : prouver qu’il peut encore gagner
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Anthony Turgis s’apprête à tourner la page TotalEnergies pour rejoindre XDS-Astana, un premier départ à l’étranger qui ressemble moins à une fin de cycle qu’à un dernier grand test sportif.
À 32 ans, le Français arrive à un moment charnière. Il n’est plus seulement question de changer de maillot après huit saisons dans la même structure : ce transfert doit aussi dire s’il peut encore gagner au plus haut niveau.
Arrivé en 2019 chez TotalEnergies, qui portait alors le nom Total Direct Energie, Turgis doit quitter l’équipe vendéenne au terme de son contrat. La destination annoncée est XDS-Astana, avec un engagement de deux saisons.
Un départ qui coupe un cycle long chez TotalEnergies
Le mouvement est fort parce qu’il rompt une vraie continuité. Avant TotalEnergies, Anthony Turgis avait couru chez Cofidis entre 2014 et 2018. Depuis 2019, son identité sportive était très liée à la formation vendéenne.
Cette stabilité n’était pas qu’une impression. L’équipe TotalEnergies avait annoncé qu’il était lié à l’équipe vendéenne jusqu’en 2025, preuve d’un lien installé dans la durée.
Dans ce parcours, Astana marque donc une vraie rupture. Le coureur français s’offre son premier défi à l’étranger, dans une équipe au fonctionnement différent, dirigée par Alexandre Vinokourov.
Astana, un pari sportif plus qu’un simple changement de maillot
Le détail qui change tout tient à son âge et à son calendrier de victoires. Anthony Turgis a 32 ans et reste sur un succès majeur : la 9e étape du Tour de France 2024, remportée entre Troyes et Troyes. Cette victoire est aussi présentée comme sa dernière.
C’est là que le pari Astana prend du poids. Turgis ne part pas chercher une découverte tranquille. Il part dans une équipe où il devra prouver qu’il peut encore peser, saisir des ouvertures et exister autrement que par son passé récent sur le Tour.
Son profil garde une base solide. Ouest-France rappelle qu’il a été champion de France cadets en 2010 avant de passer professionnel en 2014. Ce fil de carrière compte : Turgis n’a jamais été un coureur arrivé par hasard dans le peloton, mais un puncheur capable de tenir dans les courses dures.
Un transfert qui s’inscrit également dans le mouvement autour de TotalEnergies
Anthony Turgis ne devrait pas arriver seul dans ce nouveau décor. Il doit retrouver Nicolas Breuillard, son collaborateur actuel chez TotalEnergies, lui aussi annoncé chez XDS-Astana pour les deux prochaines saisons.
Ce double départ donne une autre lecture au dossier. Pour Turgis, l’enjeu individuel est clair : sortir d’un environnement connu, retrouver de l’espace, et transformer ce changement en résultats. Pour TotalEnergies, c’est une perte d’expérience supplémentaire autour d’un coureur qui avait offert une victoire de prestige sur le Tour.
La reprise récente au Tour Poitou-Charentes en Nouvelle-Aquitaine, conclue à la 36e place du général, ne raconte pas encore la suite. Elle rappelle seulement que Turgis est revenu en course après le Tour, avant une bascule annoncée vers 2027 dans le peloton du cyclisme professionnel.
Le dossier tient donc en une question simple : Astana lui donnera-t-elle le cadre pour redevenir un coureur qui gagne, et pas seulement un ancien vainqueur d’étape sur le Tour ? À 32 ans, Anthony Turgis n’a pas besoin d’un transfert symbolique. Il a besoin d’un transfert utile.