« On ne peut pas le battre au sprint » : Paret-Peintre a touché la victoire avant de voir Van Aert s’envoler
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Valentin Paret-Peintre a touché la victoire à Loja, avant de tomber sur ce que Wout Van Aert fait de plus brutal : un sprint impossible à contenir après une journée déjà utilisée.
La 13e étape de la Vuelta a laissé une image nette : un Français encore placé, encore lucide, mais battu par un coureur taillé pour ce genre de finale. Paret-Peintre avait pourtant joué juste presque toute la journée.
Le Haut-Savoyard a reconnu et avoir cru. Il s’est accroché quand Van Aert a lancé son mouvement à 3,7 km de l’arrivée, puis il a tenté de survivre dans la roue. Le genre d’effort qui se compte en secondes, mais qui marque une étape.
Paret-Peintre a suivi le bon coup, puis Van Aert a durci la course
Dans les 20 derniers kilomètres, Valentin Paret-Peintre avait identifié la roue à suivre : celle de Wout Van Aert. Le Belge était le danger évident, celui qui pouvait encore transformer une arrivée piégeuse en duel de puissance.
Quand Van Aert est parti à 3,7 km, Paret-Peintre a réussi à prendre la roue. Il a ensuite décrit ce moment comme « les cinq secondes les plus dures depuis le début de la Vuelta ». Le coureur tricolore a passé deux relais dans cet final étouffant du cyclisme professionnel, davantage pour rester dans le jeu que pour prendre le contrôle.
La lucidité est presque aussi parlante que le résultat. Paret-Peintre savait que le final ne lui convenait pas vraiment, mais il a refusé de courir battu. Il a gardé l’idée du sprint en tête, parce qu’à ce niveau, une hésitation adverse peut suffire.
Le sprint a duré assez longtemps pour y croire, pas assez pour renverser Van Aert
Paret-Peintre a raconté avoir répété qu’il fallait y croire. Sur les premières secondes du sprint, il s’est même retrouvé à côté de Van Aert. C’est là que la victoire a été possible, au moins l’espace d’un instant.
Puis Van Aert a accéléré. Le Français a résumé la scène sans chercher d’excuse : « Après, il est parti comme une fusée ». Sa phrase la plus forte dit le reste : « c’est Wout Van Aert, on ne peut pas le battre au sprint ».
Le constat est grossier, mais pas humiliant. Van Aert fait partie des coureurs capables de gagner sur des terrains très différents. olympics.com rappelle notamment qu’il a été champion du monde de cyclo-cross en 2016, 2017 et 2018. Cette base d’explosivité et de placement apporte encore dans une finale comme celui de Loja.
Paret-Peintre, lui, n’a pas parlé de regrets. Il a surtout insisté sur l’envie d’essayer, avec « le couteau entre les dents ». Sa deuxième place raconte moins un échec qu’un signal : les jambes répondent encore après le Tour, même si elles ne sont pas à leur pic absolu.
La suite peut mieux lui convenir en montagne
Le point important arrive peut-être après la ligne. Paret-Peintre a déjà coché l’étape suivante comme une opportunité plus proche de ses qualités : 4 200 m de dénivelé positif, puis une montée finale de 12 km à 7,2 %.
Il faudra d’abord voir comment le corps encaisse l’effort de Loja. Le Français a dépensé de l’énergie, mais il estime aussi avoir passé une partie de la journée dans les roues au sein du groupe de contre. La facture réelle se mesurera dans les premiers kilomètres de montagne.
Ses tentatives précédentes donnent un peu de contexte. Sur la 7e étape, il était revenu sur le gros groupe alors que le bon coup était déjà parti devant. À Calpe, lors de la 9e étape, il s’est senti davantage surveillé dans les échappées. C’est souvent le prix à payer quand un coureur commence à être identifié comme une menace crédible.
Loja ne lui a pas offert la victoire, mais l’étape a changé la lecture de sa Vuelta. Paret-Peintre n’a pas seulement subi Van Aert : il a tenu assez longtemps pour croire au coup, puis assez bien parlé de sa course pour montrer qu’il sait exactement où il en est. Si la montagne lui rend un terrain plus juste, cette deuxième place peut vite ressembler à un avertissement.