Pauline Ferrand-Prévot n’était pas censée courir Paris-Roubaix, la raison de son revirement est poignante

Pauline Ferrand-Prévot

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Publié le avril 13, 2026

Pauline Ferrand-Prévot avait décidé de zapper Paris-Roubaix pour se préparer à Liège-Bastogne-Liège, mais le décès du père de sa coéquipière Marianne Vos l’a poussée à changer ses plans en quelques heures.

Le 13 avril 2026, Pauline Ferrand-Prévot s’aligne sur Paris-Roubaix alors qu’elle n’était pas censée y courir. Un geste qui révèle comment le sport bascule du calcul tactique à l’humanité pure. La championne olympique a sacrifié son programme pour soutenir sa coéquipière endeuillée.

« Je laisse ça à Marianne » : le plan initial de Ferrand-Prévot

Cet hiver, Pauline Ferrand-Prévot avait été claire sur ses intentions. « Roubaix ? Je laisse ça à Marianne. À ce moment, je serai en stage en altitude pour arriver en forme à Liège-Bastogne-Liège » (Pauline Ferrand-Prévot, hiver 2025-2026).

Spécialiste des classiques ardennaises depuis sa reconversion sur route en 2024, elle privilégiait Liège-Bastogne-Liège, plus adaptée à son profil de grimpeuse.

Chez Visma-Lease a Bike, la répartition des rôles semblait évidente. Marianne Vos pour les pavés de l’Enfer du Nord, Pauline Ferrand-Prévot pour les côtes de la Doyenne des classiques.

Mais dix jours avant la course, tout a basculé.

Le décès du père de Marianne Vos : le moment qui a tout changé

Début avril 2026, le père de Marianne Vos s’éteint. La championne néerlandaise était déjà absente du peloton depuis un mois, d’abord pour accompagner son père malade, puis pour vivre ce deuil.

L’annonce bouleverse Pauline Ferrand-Prévot. Sans hésiter, elle décroche son téléphone et appelle l’équipe. « Je n’étais pas prévue sur Paris-Roubaix, mais quand j’ai su que son papa était décédé, j’ai appelé l’équipe et j’ai demandé à faire cette course. Je savais que je pouvais l’épauler du mieux que je pouvais… » (Pauline Ferrand-Prévot au micro de France Télévisions, 13 avril 2026).

La décision spontanée cache une dimension personnelle profonde. Pauline connaissait bien le père de sa coéquipière. Pour elle, courir Paris-Roubaix devient « ma façon à moi de dire au revoir à son papa que je connaissais bien ».

Un geste qui dépasse largement le cadre sportif et révèle les vraies valeurs du peloton.

Quand le sport devient solidarité : le résultat de cette décision

Le 13 avril 2026, Marianne Vos termine deuxième de Paris-Roubaix (résultats officiels UCI, 13 avril 2026). Franziska Koch s’impose, mais l’émotion se lit sur le visage de la Néerlandaise à l’arrivée.

Pauline Ferrand-Prévot a tenu sa promesse. Présente aux côtés de sa coéquipière tout au long de la course, elle a incarné cette solidarité qui fait la beauté du cyclisme professionnel.

Le résultat sportif devient secondaire. Ce jour-là, sur les pavés du Nord, deux femmes ont prouvé que certaines victoires se mesurent autrement qu’en temps ou en places au classement.

Pauline Ferrand-Prévot a prouvé que les plus grands championnats ne se gagnent pas toujours sur le bitume. Son revirement de dernière minute pour Paris-Roubaix restera comme un acte de solidarité qui dépasse le sport professionnel. Seriez-vous capable de sacrifier votre objectif personnel pour soutenir quelqu’un que vous aimez dans son pire moment ?

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