Paul Seixas, 19 ans, disputera son premier Tour de France (4-26 juillet, départ de Barcelone) sous les couleurs de Decathlon-CMA CGM.
Vous pensiez assister à un duel Pogacar-Vingegaard ? Van Aert vous invite à revoir vos pronostics et ses arguments tiennent.
« Ce qu’il accomplit à cet âge me surprend vraiment » : pourquoi Van Aert voit Seixas s’inviter dans le duel Pogacar-Vingegaard
Wout van Aert ne parle pas en l’air. Quand il analyse les favoris du cyclisme, il le fait depuis une position que peu de coureurs occupent.
Il est coéquipier de Jonas Vingegaard chez Visma Lease a Bike. Il connaît donc de l’intérieur les capacités du double vainqueur du Tour. Et le 12 avril 2026, il a remporté Paris-Roubaix devant Tadej Pogacar. Il sait ce que valent les deux favoris annoncés.
C’est fort de cette double légitimité qu’il a accordé une interview au média Domestique le 4 mai 2026. Sa conclusion sur Paul Seixas est sans détour : « Ce qu’il accomplit à un si jeune âge me surprend vraiment. Il ne faut surtout pas le sous-estimer. Il a le potentiel pour réussir. »
Il va plus loin. « S’il continue à confirmer son niveau, il fera tout simplement partie des grands » (La Dépêche, 5 mai 2026). Pour Van Aert, le scénario d’une bataille à trois sur ce Tour de France n’est pas une hypothèse fantaisiste. C’est une probabilité sérieuse.
Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège : les preuves que Seixas n’est pas un outsider
Les résultats de Seixas dans les Ardennes ne laissent pas de place au doute. Il a remporté la Flèche Wallonne. Sur Liège-Bastogne-Liège, il a été le dernier coureur capable de suivre Tadej Pogacar (La Dépêche / Eurosport, 5 mai 2026).
Pogacar est quadruple vainqueur du Tour et double champion du monde en titre. Être le dernier à le suivre sur la Doyenne, à 19 ans, n’est pas un détail statistique : c’est une preuve de niveau.
« Il ne faut surtout pas le sous-estimer. Il a le potentiel pour réussir », répète Van Aert (interview Domestique, 4 mai 2026). Ce n’est pas de la courtoisie envers un jeune coureur. C’est l’évaluation d’un concurrent sérieux par quelqu’un qui vient de battre Pogacar en personne.
Seixas n’est pas un outsider romantique. Il est un coureur qui a déjà battu les meilleurs sur leurs terrains de prédilection.
Le grand point d’interrogation : Seixas peut-il tenir trois semaines à ce niveau ?
Van Aert ne vend pas du rêve sans nuance. Il pose lui-même la limite : « Si Pogacar est au sommet de sa forme, il est toujours très, très difficile à battre » (La Dépêche, 5 mai 2026).
Et la limite de Seixas est connue de tous. Il n’a jamais disputé une course de trois semaines. Ce Tour de France 2026 sera sa première Grande Boucle (Sports.fr, 5 mai 2026). Gagner la Flèche Wallonne ou tenir sur Liège-Bastogne-Liège, c’est une chose. Gérer l’accumulation de la fatigue sur vingt-et-un jours de course en est une autre.
C’est le seul vrai point d’interrogation. Pas son niveau. Pas son explosivité en montagne. Uniquement sa capacité à gérer l’inexpérience sur trois semaines face à deux coureurs qui connaissent chaque piège de la Grande Boucle.
Van Aert lui-même vise le maillot jaune dès le contre-la-montre par équipes du week-end d’ouverture (L’Équipe, 5 mai 2026) ce qui donne encore plus de poids à son analyse sur la durée d’un Tour.
Van Aert ne prédit pas une victoire de Seixas. Il dit que le scénario d’une bataille à trois est crédible, et ses arguments tiennent. L’inexpérience sur trois semaines reste le seul frein réel mais à 19 ans, Seixas apprend vite.
Pensez-vous que Seixas peut tenir le rythme pendant trois semaines face à Pogacar et Vingegaard, ou son manque d’expérience sur une Grande Boucle sera-t-il décisif ?