Pogacar favori de la Vuelta, mais son vrai bras de fer se joue peut-être déjà dans les bureaux d’UAE pour la prolongation de son contrat
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Tadej Pogacar peut arriver sur la Vuelta 2026 avec l’étiquette de favori absolu, mais l’autre enjeu se joue peut-être loin de la route : la prolongation de son contrat avec UAE Team Emirates XRG.
Sportivement, le décor est presque trop clair. Après un Tour de France dominé dès les premières étapes, le Slovène s’avance vers le Tour d’Espagne avec un statut que personne ne peut vraiment lui retirer. La 81e édition doit débuter samedi par un contre-la-montre individuel à Monaco, un terrain parfait pour installer très vite la hiérarchie.
Mais la séquence ne se limite pas au vélo. Avant même le départ, Pogacar et son agent Alex Carera discutent avec UAE d’un nouveau bail qui pourrait prolonger leur histoire jusqu’en 2032. Et dans ce dossier, le sujet ne serait pas seulement le salaire.
Un favori de la Vuelta, mais déjà un dossier de patron à régler
Pogacar est déjà lié à UAE Team Emirates XRG jusqu’en 2030. Ce simple détail dit beaucoup. On ne parle pas d’un coureur en fin de contrat, ni d’un leader à sécurité dans l’urgence. On parle d’un champion que son équipe veut probablement verrouiller encore plus longtemps.
Selon les éléments transmis, une extension d’un an semblait d’abord possible, jusqu’en 2031. Mais le scénario d’une prolongation de deux années supplémentaires, jusqu’en 2032, est désormais évoqué. À l’échelle du cyclisme moderne, ce serait un engagement massif.
Alex Carera, l’agent de Pogacar, a résumé la logique du dossier avec une phrase forte : « Tadej est content, mais il y a quelques points à régler et ce n’est pas une question d’argent. » Le message est clair : la négociation touche à la manière dont Pogacar veut travailler, courir, apparaître et organiser sa saison.
Droit à l’image, primes, collaborateurs : les vraies clauses qui changent tout
Les clauses évoquées donnent une idée de la dimension prise par Pogacar chez UAE. Le droit à l’image figure parmi les points sensibles. Pour un coureur devenu l’un des visages les plus puissants du cyclisme mondial, ce n’est pas un détail administratif.
Les premières seraient aussi sur la table, mais le dossier irait plus loin. Le programme de ses collaborateurs ferait partie des sujets discutés. C’est peut-être le point le plus révélateur : un leader comme Pogacar ne négocie pas seulement son propre calendrier, il peut aussi vouloir peser sur l’architecture sportive qui l’entoure.
Un cas concret parle aux suiveurs : si Pogacar attaque la Vuelta avec l’ambition de gagner, la force de son équipe autour de lui compte autant que son état de forme. Le choix des équipiers, leur calendrier, leur fraîcheur, leur disponibilité sur les grands tours ou les classiques peuvent changer la lecture d’une saison entière.
L’utilisation d’un jet privé est également mentionnée parmi les éléments discutés. Là encore, ce n’est pas seulement du confort. Pour un coureur qui enchaîne grands tours, classiques, scènes et obligations médiatiques, la récupération et les déplacements deviennent une partie de la performance.
Le contrat peut aussi répondre à sa lassitude des grands tours
Le paradoxe est là. Pogacar domine, accumule les victoires et reste au centre du peloton. Mais il a aussi exprimé à plusieurs reprises une lassitude face aux cours de plusieurs semaines et une envie d’être plus souvent chez lui.
Une prolongation jusqu’en 2032 ne signifierait donc pas seulement qu’il veut durer. Elle pourrait aussi servir à redessiner les conditions de cette durée. Moins subir le calendrier. Mieux choisir ses photos de forme. Garder une équipe totalement alignée autour de ses objectifs majeurs.
La perspective éloigne aussi l’idée d’une retraite anticipée à court terme, même si elle ne règle pas tout. Pogacar, 27 ans, évolue chez UAE depuis 2019. Son palmarès cité dans les éléments transmis est déjà monumental : cinq Tours de France, deux titres mondiaux sur route, le Giro 2024 et 22 Classiques, dont 13 Monuments.
Dans ce contexte, la Vuelta 2026 peut devenir plus qu’un objectif sportif. Sur la route, Pogacar devra confirmer son statut. En coulisses, UAE devra peut-être lui offrir un cadre à la hauteur d’un coureur qui ne négocie plus seulement comme une star, mais comme le centre d’un projet entier.