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Romain Grégoire « coche toutes les cases » de ce parcours, et l’absence de Seixas lui ouvre la voie d’un grand coup

Par Maxime Aulne
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Privée de Paul Seixas, l’équipe de France se tourne vers Romain Grégoire, dont le profil « coche toutes les cases » du tracé slovène, pour aller chercher le titre européen.

Paul Seixas ne disputera pas la course en ligne des Championnats d’Europe de cyclisme, dimanche en Slovénie. Le Lyonnais préfère faire l’impasse pour maximiser ses chances sur le Tour de Lombardie, son dernier grand objectif de la saison. Une semaine après sa crampe dans le dernier tour des Mondiaux de Montréal, la France se retrouve sans leader naturel.

Sans lui, Thomas Voeckler change de schéma. Sa sélection se présente avec plusieurs cartes à jouer, et l’une d’elles se détache. Romain Grégoire arrive en Slovénie avec le profil du facteur X, celui qui peut frapper un grand coup sur ce tracé.

Un tracé slovène taillé pour son profil

Le parcours a de quoi lui clair. La bosse casse-pattes de Mozjanca (2,1 km à 10,3 %) précède une descente sinueuse et technique, puis un final plus roulant. Un enchaînement pensé pour un coureur capable de passer les difficultés et de faire la différence une fois lancée.

Nicolas Fritsch le résume clairement : « Avec cette partie de descente et de plat après, on sait qu’il va vite. Il peut se faire lâcher dans la bosse, mais on a vu qu’il marchait très fort aux Strade Bianche. Il coche toutes les cases pour ce genre de parcours. »

Le tracé est aussi bien plus court qu’à Montréal : 196 kilomètres contre 273. Une distance qui change la physionomie de la course et laisse la place à une explication plus tardive, là où un puncheur comme Grégoire peut faire la différence.

Sans Seixas, une équipe de France à plusieurs atouts

La France n’a pas de favori dans ses rangs, mais elle ne manque pas d’outsiders. Kévin Vauquelin arrive en confiance après sa victoire sur le Tour des Abruzzes, et ce genre de tracé n’est pas loin d’être taillé pour lui. Derrière, Léo Bisiaux, Mathys Rondel, Pavel Sivakov et Alex Baudin complètent le groupe. Thomas Voeckler estime d’ailleurs que sa sélection « à la gueule ».

« C’est un petit peu l’opposé de l’équipe engagée aux Championnats du monde, a résumé le sélectionneur. Là où c’était tout pour un seul coureur, il y aura plusieurs coureurs qui auront leur chance. »

Le poids de la course devrait retomber sur la Belgique de Remco Evenepoel, en quête de rachat après sa 12e place aux Mondiaux. Sans Wout van Aert, il sera le leader incontestable d’une sélection prête à assumer. La France, elle, peut courir plus libérée. « Ce n’est pas une revanche, mais ça peut être une session de rattrapage, ça oui », glisse Voeckler.

Grégoire, un champion de France bâti pour ce terrain

Romain Grégoire ne sort pas de nulle part. Le champion de France en titre reste sur un mois de septembre solide, avec une 3e place sur la Coppa Sabbatini et une 2e sur le Grand Prix de Wallonie.

Son maillot tricolore raconte d’ailleurs exactement ce profil. Fin juin, il a décroché le titre de champion de France en s’échappant dans la dernière difficulté, pour couper la ligne avec 14 secondes d’avance sur Paul Lapeira et Joris Delbove. Un coureur qui s’envole quand la route se cabre, et qui sait conclure une fois lancée.

L’absence de Seixas ouvre une voie claire dans cette sélection. À Grégoire de la saisir, sur un tracé qui semble avoir été dessiné pour lui.





Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

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