Cyclisme

« Sa simple présence suffit à transformer la course » : Seixas explique l’impact qu’a Pogacar sur le Peloton

Par Maxime Aulne
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement

Paul Seixas ne décrit pas seulement l’absence de Tadej Pogacar comme un forfait important : il raconte surtout le réflexe que le Slovène impose au peloton, attendre son attaque et tenter de prendre la bonne roue.

Le Français de 19 ans aborde une séquence clé de sa fin de saison. Après son premier Tour de France terminé à la 4e place du classement général, la jeune pépite du cyclisme tricolore doit reprendre la compétition au Canada, vendredi 11 septembre à Québec puis dimanche 13 septembre à Montréal.

Cette reprise arrive après presque sept semaines sans course. Seixas a d’abord coupé, puis repris un entraînement quotidien, avec un stage en altitude aux Arcs, en Savoie, pour préparer le bloc canadien et les Mondiaux de Montréal.

Face à Pogacar, le peloton court souvent en réaction

La phrase la plus forte de Seixas tient en peu de mots : « Sa simple présence suffit à transformer la course ». Elle reprend le poids tactique de Tadej Pogacar, même avant la première attaque.

Quand Pogacar est au départ, le plan de changement de cap. Seixas l’explique clairement : « D’habitude, il faut réfléchir à la manière de courir face à lui. On observe quand il attaque et on essaie simplement de prendre la bonne roue. »

Cette mécanique dit beaucoup. Le peloton ne se contente pas de surveiller un favori. Il ajuste son tempo, ses prises de risque et ses attaques autour d’un coureur capable de reprendre la main dès qu’il se sent menacé.

Seixas reconnaît qu’il est possible de tenter quelque chose avant. Mais il pose aussi la limite : face à Pogacar, ce type de mouvement a peu de chances d’aboutir, parce que le Slovène dispose d’une équipe solide et d’une marge individuelle rare.

Son absence rend Québec et Montréal plus ouverts

L’absence de Pogacar au Canada change donc la lecture de la course. Seixas parle d’une situation « plus ouverte », sans transformer le rendez-vous en boulevard pour autant.

Le Français insiste sur un point : le plateau reste dangereux. Québec et Montréal doivent attirer des coureurs en préparation pour les Mondiaux. Le niveau reste élevé, mais sans Pogacar, la course peut moins facilement se figer autour d’un seul homme.

Cette nuance est importante pour Seixas. Il ne dit pas que tout devient simple. Il dit que les scénarios se multiplient. Une attaque plus lointaine peut peser davantage. Un collectif peut prendre de l’avance. Les favoris devront peut-être se découvrir autrement.

Le calendrier renforce cet enjeu. Montréal servira aussi de repérage grandeur nature avant la course en ligne des Championnats du monde, prévu le 27 septembre dans un contexte différent, celui des sélections nationales.

Pour Seixas, le Canada sert aussi de laboratoire avant les Mondiaux

Seixas ne va pas seulement au Canada pour retrouver le rythme. Il veut comprendre le terrain, les zones d’attaque, les moments où rester placé et les portions où il sera possible de souffler avant de se remplacer.

Le circuit de Montréal revient dans son discours comme un vrai point de repère. Le Français veut observer chaque détail, car les courses canadiennes doivent donner des indications utiles avant les Mondiaux.

Le corpus de contexte ajoute un élément fort : TodayCycling annonce les Mondiaux de cyclisme sur route 2026 à Montréal du 20 au 27 septembre, avec une course en ligne hommes de 273,2 km et 3 720 m de dénivelé. Ce profil explique pourquoi le placement, les répétitions d’efforts et la lecture des attaques comptent autant.

Dans le même esprit, CNews rapporte que Thomas Voeckler a confié au Télégramme que l’équipe de France serait articulée autour de Paul Seixas, présenté comme le coureur français le plus fort sur les parcours avec du dénivelé. À 19 ans, ce statut change aussi la pression autour de lui.

Le poids de Pogacar dépasse d’ailleurs la seule journée de course. TotalVelo écrit que Tadej Pogacar (25 ans) est en contrat avec l’équipe UAE Team Emirates jusqu’en 2027. Ce cadre rappelle pourquoi son équipe, sa stabilité sportive et sa capacité à verrouiller une course risquent dans la manière dont ses adversaires préparent leurs plans.

Pour Seixas, l’équation est donc assez claire. Sans Pogacar, le Canada peut offrir une course plus responsable pour attaquer. Avec les Mondiaux en ligne de mire, il devra surtout transformer cette ouverture en information utile : où bouger, quand attendre, et comment ne pas subir le réflexe que Pogacar impose d’habitude à tout le peloton.





Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

Voir ses articles