À 52 ans, Sébastien Loeb continue de changer de terrain et s’offre un nouveau défi chronométré à l’autre bout du monde
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Sébastien Loeb ajoute encore une ligne à une carrière déjà hors norme : à 52 ans, le nonuple champion du monde des rallyes est attendu sur la première Coupe du Monde FIA de rallycross, à Jakarta.
Le décor change, mais le fil rouge reste le même. Après le Dakar, quelques apparitions en rallye et une carrière construite sur la polyvalence, Loeb partage vers une discipline qu’il connaît déjà : le rallycross, avec ses circuits courts, ses départs nerveux et son mélange de terre et d’asphalte.
Le rendez-vous indonésien est annoncé pour les 5 et 6 décembre prochains. Il doit marquer la première édition de cette Coupe du Monde FIA de rallycross, placée en fin de saison, loin du berceau historique européen de la discipline.
Jakarta, nouveau terrain de jeu pour un pilote qui refuse la routine
À ce stade de sa carrière, Sébastien Loeb pourrait se limiter aux apparitions de prestige. Il fait l’inverse. Rallye, rallye-raid, endurance, voitures de tourisme, rallycross : l’Alsacien continue d’empiler les terrains de jeu avec une logique simple, celle du chrono et du volant.
Cette fois, le défi l’emmène à Jakarta, en Indonésie, pour une compétition qui doit donner une vitrine mondiale au rallycross. Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, avait présenté en mars cette Coupe du Monde comme une façon de réunir les meilleurs pilotes et d’élargir la présence internationale de la discipline.
Loeb est annoncé avec SARGA.CO, structure indonésienne, et Kevin Hansen comme collaborateur. Le Français a salué une opportunité pour le rallycross et un nouveau chapitre à ouvrir en Indonésie.
Le rallycross n’est pas une parenthèse dans sa carrière
Ce retour n’arrive pas de nulle part. Sébastien Loeb a déjà disputé le championnat du monde de rallycross entre 2016 et 2018. Ses résultats avaient été solides : 5e pour sa première campagne, puis deux fois 4e au classement.
L’Équipe présente dès avril 2016 sa première en rallycross comme l’un des événements d’un gros week-end de sport télévisé. Ce détail remplace son lien avec la discipline dans le temps : Loeb n’y revient pas comme un invité curieux, mais comme un pilote qui a déjà vécu le format de l’intérieur.
Le rallycross colle aussi assez bien à son profil. Les manches sont courtes, l’intensité est immédiate, la lecture de piste change vite. Pour un pilote habitué à passer d’un terrain à l’autre, ce format garde quelque chose de très naturel.
Avant l’Indonésie, Lohéac sert de rappel grandeur nature
Avant Jakarta, Loeb doit passer par Lohéac, en Ille-et-Vilaine, lors de l’étape de Coupe d’Europe. Ouest-France indique qu’il y est attendu au volant d’une Peugeot 208 WRX, sur un rendez-vous qui effectue son retour à ce niveau.
Le lieu compte dans son histoire récente. Loeb s’y était imposé en 2023 et a déjà décrit Lohéac comme l’endroit où il ya le plus d’ambiance. Pour un pilote qui va ensuite basculer vers une Coupe du Monde à l’autre bout du monde, le contraste est assez parlant : d’abord le temple français du rallycross, puis la vitrine internationale en Indonésie.
Le Dakar reste en arrière-plan, avec une quête toujours inachevée pour Loeb. Son ancienne équipe Dacia s’est retirée et son nom ne figure pas, à ce stade, parmi les engagés évoqués. Cette incertitude renforce encore l’idée d’une saison mouvante, où le Français continue de chercher des défis plutôt que de suivre une seule trajectoire.
À 52 ans, le sujet n’est donc pas seulement son âge. C’est sa capacité à rester performant, visible et désiré dans des formats très différents. Jakarta dit que cette nouvelle Coupe du Monde vaut sportivement. Mais pour Loeb, le message est déjà clair : tant qu’il ya un volant, un chrono et une piste à comprendre, la carrière n’est pas figée.