Alors que l’Iran laisse entendre qu’il pourrait déclarer forfait pour la Coupe du monde 2026 après des frappes récentes, la Fifa devra éventuellement désigner un remplaçant. Qui, parmi les nations asiatiques, a le plus de chances d’hériter de cette place ?
L’annonce d’attaques visant l’Iran et les déclarations pessimistes du président de la Fédération iranienne ont relancé une question : que ferait la Fifa si l’Iran se retirait de la Coupe du monde 2026 ? Entre impératifs sportifs, logistiques et diplomatiques, la décision de désigner un remplaçant doit respecter l’équilibre des confédérations tout en étant prise dans des délais compatibles avec l’organisation d’un tournoi de 48 équipes.
Contexte
L’Iran, qualifié pour sa 7e phase finale (4e consécutive), est placé dans le groupe G avec la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle‑Zélande. Suite aux attaques visant le pays, le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, a laissé entendre qu’une participation au Mondial paraissait « peu probable ». La Fifa a indiqué suivre la situation de près.
Quelle procédure si une équipe se retire ?
Le règlement de la Fifa ne prévoit pas explicitement la procédure en cas de forfait volontaire d’une équipe déjà qualifiée pour la phase finale. En pratique, la Fifa privilégierait très probablement une sélection de la même confédération (ici, l’AFC) afin de préserver l’équilibre des places allouées à chaque zone.
Les favoris pour prendre la place de l’Iran
Avec l’agrandissement du tournoi à 48 équipes, l’Asie dispose de 8 places directes plus éventuellement une 9e via le barrage intercontinental. Deux nations se démarquent comme principales candidates :
- Émirats arabes unis : finaliste malheureux du dernier classement asiatique et immédiatement derrière les qualifiés directs. Si l’Iran se retirait, les Émirats seraient logiquement prioritaires pour un repêchage.
- Irak : proche lui aussi de la qualification directe. Attention toutefois : l’Irak disputera le barrage intercontinental (face à la Bolivie ou au Suriname, le 31 mars à Monterrey). En cas de victoire de l’Irak à ce barrage (donc d’obtention du billet), la place de repêchage reviendrait alors prioritairement aux Émirats arabes unis.
Scénario le plus probable
- Si l’Iran se retire avant que l’Irak n’ait disputé son barrage intercontinental, la Fifa pourrait attendre le résultat du barrage pour décider ou, plus probablement, proposer la place à l’Émirats arabes unis, équipe la mieux placée dans la hiérarchie asiatique des éliminatoires.
- Si l’Irak remporte son barrage et se qualifie, les Émirats arabes unis seraient le premier choix pour remplacer l’Iran.
- Si l’Irak perd son barrage, la Fifa privilégierait très vraisemblablement les Émirats, sauf décision exceptionnelle fondée sur d’autres critères (classement FIFA, calendrier, contraintes logistiques, sanctions, etc.).
Points pratiques et délais
La décision de la Fifa dépendra avant tout du calendrier : si un forfait venait à être confirmé, l’instance devra trancher suffisamment tôt pour laisser le temps au pays remplaçant de s’organiser (obtention des visas, réservations d’hébergement, ajustements logistiques et billetterie, et préparation sportive). Plusieurs critères peuvent guider ce choix : la Fifa peut s’appuyer sur la hiérarchie établie lors des éliminatoires, sur le classement mondial de football, ou encore retenir une option dictée par des impératifs pratiques et de sécurité. En pratique, c’est un arbitrage entre équité sportive et contraintes opérationnelles qui déterminera la solution retenue.
En cas de forfait de l’Iran, la solution la plus probable serait de proposer la place à une nation asiatique. Les Émirats arabes unis apparaissent comme le principal candidat, avec l’Irak en concurrent direct si ce dernier ne valide pas son barrage intercontinental. La décision finale dépendra du timing du retrait éventuel et des arbitrages de la Fifa.