Football

« Pourquoi pas ? » : Ce joueur du PSG ose viser le Ballon d’Or, et son palmarès rend ce rêve moins fou

Par Gilles Marchetti
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement

Fabian Ruiz ne part pas avec l’étiquette du grand favori pour le Ballon d’Or 2026, mais son « Pourquoi pas ? » résume bien le paradoxe : son rêve apparaît ambitieux, pas absurde.

Dans une course au Ballon d’Or, certains noms s’imposent presque naturellement. Des attaquants décisifs, des joueurs spectaculaires, des profils qui remplissent les compilations et les débats télé. Fabian Ruiz, lui, avance avec un autre dossier.

Le milieu espagnol du PSG n’a pas le bruit médiatique d’un buteur à 40 réalisations. Il a en revanche une saison collective qui pèse lourd. Et quand il accepte de parler de la distinction individuelle suprême, il ne cherche pas à jouer les modestes de façade.

Interrogé après la Supercoupe de l’UEFA remportée par Paris face à Aston Villa, Fabian Ruiz a résumé son état d’esprit en quelques mots : « Pour moi, c’est un honneur qu’on évoque ma présence dans la liste. J’espère pouvoir le gagner. Pourquoi pas ? » Une phrase simple, mais assez forte pour relancer le débat.

Fabian Ruiz ne se cache plus dans la course au Ballon d’Or

Ce qui rend la sortie intéressante, ce n’est pas seulement l’ambition affichée. C’est le ton. Fabian Ruiz ne dit pas qu’il est le meilleur joueur du monde de football. Il ne réclame rien. Il laisse simplement entendre que son nom mérite d’être dans la conversation.

Et sur ce point, son raisonnement tient. Le PSG sort d’une saison remplie de trophées, et le milieu espagnol a encore ajouté une ligne à son palmarès avec la Supercoupe de l’UEFA. Selon le récit disponible, il est entré en jeu en fin de match, à la 75e minute, dans une rencontre gagnée 2-1 contre Aston Villa.

Sa déclaration arrive donc dans un moment particulier : Paris vient à peine de refermer une saison énorme que le nouveau cycle commence déjà avec un trophée. Pour un joueur qui a construit son dossier sur la régularité, la maîtrise et les titres, le timing n’est pas anodin.

Fabian Ruiz a également rappelé que la saison précédente avait été « incroyable ». Là encore, le mot peut sembler fort, mais il colle à son récit sportif. Il parle d’une équipe qui gagne, d’un groupe qui veut continuer, et d’un joueur qui sait que les grandes récompenses individuelles naissent souvent dans ce genre de dynamique.

Un palmarès qui change la perception de son dossier

La grande question reste simple : un milieu comme Fabian Ruiz peut-il vraiment gagner le Ballon d’Or face à des profils plus visibles ? C’est là que son palmarès rend le débat moins caricatural.

Le texte disponible lui attribue une moisson impressionnante : championnat de France, Ligue des champions, Coupe intercontinentale de la FIFA, Supercoupe de l’UEFA, Trophée des champions avec le PSG, plus une Coupe du monde avec l’Espagne. Cette liste doit être vérifiée dans le détail

Dans l’imaginaire du Ballon d’Or, les statistiques offensives dominent souvent. Pourtant, l’histoire récente a déjà montré qu’un milieu pouvait grimper très haut grâce à une saison collective exceptionnelle. Le cas Jorginho, troisième en 2021 après ses grands titres avec Chelsea et l’Italie, revient naturellement dans ce type de discussion.

Fabian Ruiz n’a pas exactement le même profil ni le même récit, mais le parallèle aide à comprendre son espoir. Il n’a pas besoin d’être le joueur le plus spectaculaire pour exister dans la liste. Il doit convaincre que son influence a accompagné les titres majeurs.

Cas concret : un lecteur qui regarde uniquement les buts et les passes décisives classera probablement Ruiz derrière plusieurs attaquants. Un autre qui regarde la présence dans les grands matchs, le rôle dans l’équilibre du PSG et les trophées gagnés verra un dossier plus sérieux. C’est précisément cette différence de lecture qui rend sa candidature intéressante.

Pourquoi son rêve reste celui d’un outsider

Le rêve n’est pas fou, mais il reste difficile. Fabian Ruiz part avec un handicap évident : il n’est pas le visage numéro un du PSG dans l’imaginaire du grand public. Autour de lui, d’autres Parisiens semblent attirer davantage la lumière dans la discussion Ballon d’Or, notamment les profils offensifs ou plus médiatisés.

Le texte rappelle aussi une nuance importante : Ruiz aurait été blessé et absent pendant une partie de la première moitié de saison, avant de revenir à temps pour aider Paris sur la fin. Ce détail compte. Dans une course aussi serrée, l’impression de continuité peut peser aussi lourde que les trophées.

Il faut aussi distinguer deux choses : entrer dans les trente finalistes et gagner le trophée. Le premier objectif semble cohérent si son palmarès est confirmé. La seconde exige un récit beaucoup plus puissant, porté par des matchs de référence, une reconnaissance internationale et un consensus qui dépasse le cercle parisien.

C’est pour cela que sa phrase fonctionne. « Pourquoi pas ? » n’est pas une provocation. C’est une porte découverte. Fabian Ruiz dit qu’il ne contrôle pas le vote, ni le bruit médiatique, ni la comparaison avec les stars offensives. Mais il sait aussi que peu de joueurs peuvent poser autant de trophées sur la table.

Au fond, son dossier raconte une autre idée du Ballon d’Or : celle d’un joueur moins flamboyant, installé mais au cœur d’une équipe qui gagne. Ce n’est pas nécessairement le profil qui soulève le trophée. C’est en revanche largement suffisante pour que son nom soit pris au sérieux dans la discussion.





Auteur

Gilles Marchetti

Journaliste sportif, chef de rubrique rugby. Je suis le Top 14, la Champions Cup et le XV de France au quotidien, avec une entrée par le jeu plutôt que par la déclaration.

Voir ses articles