Éliminée par le modeste FK Bodø/Glimt en play-off de Ligue des champions de l’UEFA, l’Inter Milan subit un déluge de critiques en Italie. La presse parle de « désastre » et de « honte » pour le récent finaliste européen.
Battue 3-1 à l’aller en Norvège, l’Inter Milan pensait pouvoir renverser la situation à Giuseppe-Meazza. Devant près de 70 000 supporters, les Nerazzurri ont pourtant rechuté (2-1), scellant une élimination cinglante avec un score cumulé de 5-2.
Un revers historique pour Bodø/Glimt, mais un véritable traumatisme pour le football italien.
Une presse italienne impitoyable
Au lendemain de l’élimination, les grands quotidiens transalpins n’ont pas cherché d’excuses.
Pour La Gazzetta dello Sport, il s’agit d’une « nuit très sombre » sans le moindre alibi. L’équipe est décrite comme prévisible, inoffensive et incapable d’emballer la rencontre.
Le Corriere dello Sport parle d’un « désastre », évoquant l’effondrement d’un club qui disputait encore deux finales de Ligue des champions en trois ans.
De son côté, Tuttosport insiste sur le manque à gagner financier : environ vingt millions d’euros envolés avec cette élimination prématurée.
Une image européenne écornée
Dans La Repubblica, l’Inter est qualifiée d’« équipe sans âme devenue toute petite en Europe ».
La Stampa rappelle que les Lombards ont perdu cinq de leurs six derniers matches dans la compétition reine, signe d’un recul inquiétant sur la scène continentale.
Pour beaucoup d’observateurs, l’élimination est méritée tant l’Inter n’a jamais semblé en mesure d’imposer son rythme face aux Norvégiens.
Un contexte inquiétant pour le calcio
Cette sortie fragilise l’ensemble du football italien. La perspective d’une Ligue des champions sans club transalpin en huitièmes devient très concrète.
La Juventus, lourdement battue à l’aller par Galatasaray, doit réaliser un exploit au retour.
L’Atalanta Bergame, elle, accuse un retard de deux buts face au Borussia Dortmund.
En Serie A, l’Inter conserve toutefois une avance confortable sur son dauphin, l’AC Milan, et peut encore viser le titre national ainsi que la Coupe d’Italie.
L’élimination face à Bodø/Glimt restera comme l’un des plus grands revers européens de l’Inter ces dernières années.
Entre désillusion sportive, pertes financières et impact symbolique pour le calcio, la défaite dépasse largement le cadre d’un simple match manqué. L’Italie retient son souffle : une Ligue des champions sans représentant en phase finale serait un signal fort du déclassement continental.