Grousset, Mahieu, relais mixte : la soirée où les Bleus ont enfin donné du relief à leurs Championnats d’Europe
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement
Les Bleus n’ont pas seulement empilé trois médailles mardi soir à Paris : ils ont donné à leurs Championnats d’Europe de natation un vrai point d’appui, entre relais en or, Grousset a relancé et Mahieu enfin récompensée.
Une soirée de natation peut parfois se résumer à un tableau de médailles. Celle de mardi raconte autre chose pour l’équipe de France. Il y a eu un titre, deux podiums individuels, mais surtout une impression plus nette : les Bleus ont enfin trouvé une soirée qui pèse.
Le symbole le plus fort est venu du relais mixte 4×100 m 4 nages. La France s’est imposée en 3’39 »64, devant les Pays-Bas, après un parcours construit sur une stratégie risquée et terminé par une remontée spectaculaire de Maxime Grousset.
Pour un lecteur qui n’a suivi que les résultats au réveil, le détail compte : ce n’est pas seulement une médaille d’or collective. C’est le genre de relais qui change la perception d’un début de compétition, parce qu’il donne une victoire à tout un groupe, pas à une seule tête d’affiche.
Le relais mixte a offert aux Bleus leur premier vrai déclic
La France attendait un premier titre dans ces Championnats d’Europe disputés à Paris. Il est arrivé par le collectif, avec Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Marie Wattel et Maxime Grousset sur le 4×100 m 4 nages mixtes.
Le scénario donne du relief à la performance. Grousset a récupéré le relais dans une position compliquée, avant de remplacer les Bleus tout en haut. Le passage final a transformé une course ouverte en victoire nette, avec plus d’une seconde d’avance sur les Pays-Bas, annoncée en 3’40 »92.
Mary-Ambre Moluh a également marqué la soirée avec un 57 »99 présenté comme un disque d’Europe. Dans une course de relais, ce genre de chrono ne vaut pas seulement pour la statistique : il installe une dynamique, et il dit que la France ne s’est pas contentée de profiter des erreurs adverses.
Ce titre collectif arrive au bon moment. Après une première partie de compétition encore en quête d’image forte, les Bleus suivent un cours facile à raconter, facile à revoir, et surtout facile à associer à une équipe qui avance ensemble.
Grousset et Mahieu ont ajouté deux podiums qui racontent autre chose
Maxime Grousset avait déjà donné un signal individuel avant le relais. Le Français a décroché l’argent en papillon en 22 »54, à seulement deux centièmes de l’or remporté par Egor Kornev en 22 »52.
La médaille vaut aussi par le contexte. Grousset revenait d’une fracture du pied gauche subie en juin. Dans ce cadre, finir si près du titre européen donne une lecture plus intéressante qu’une simple deuxième place. Le niveau revient, et il revient vite.
Le corpus de contexte mentionne également un 22 »49 en série du 50 m papillon, présenté comme un gros signal pour son retour à la compétition. L’information demande confirmation par une source officielle, mais elle va dans le même sens : Grousset a retrouvé une vitesse qui compte dans les grands rendez-vous.
Pauline Mahieu a, elle, trouvé un soulagement différent. Son bronze sur 200 m dos en 2’08 »63 représente son premier métal continental individuel et sa première médaille internationale en grand bassin. Après la désillusion des Jeux de Paris 2024, où elle avait été stoppée dès les demi-finales, ce podium a une valeur de réparation sportive.
C’est là que la soirée française devient plus dense. Grousset confirme qu’il peut redevenir un facteur majeur, Mahieu sorte d’une frustration olympique, et le relais transforme ces signaux isolés en dynamique collective.
Une soirée réussie, mais pas sans limites pour la France
Tout n’a pas basculé du bon côté pour les Bleus. Sur 100 m nage libre, Marie Wattel a terminé 6e en 53 »52 et Béryl Gastaldello 8e en 53 »91. La course a été dominée par Marrit Steenbergen, victorieuse en 51 »90 devant Milou Van Wijk et Sara Curtis.
En demi-finales du 200 m dos, Mewen Tomac et Nathan Muratory n’ont pas réussi à entrer en finale. Les chronos annoncés, 1’55 »95 pour Tomac et 1’55 »94 pour Muratory, les ont laissés hors du top 8, loin du rythme imposé par Hubert Kos, crédité d’un record d’Europe en 1’52 »30.
La soirée a également placé plusieurs repères européens. David Popovici a frappé fort en demi-finales du 100 m nage libre avec 46 »72, présenté comme la meilleure performance mondiale de l’année et un record des Championnats. Sara Sjöström, meilleure des demi-finales du 50 m papillon en 25 »12, peut viser une 99 médaille européenne.
Pour la France, le bilan reste clair : cette soirée ne règle pas tout, mais elle donne un socle. Un titre de relais, une médaille d’argent pour Grousset, un libérateur de bronze pour Mahieu. Trois résultats qui, ensemble, changent le ton des Championnats d’Europe bleus.