11 victoires consécutives : l’Angleterre peut-elle faire peur dans ce tournoi des 6 nations ?

Steve Borthwick, sélectionneur de l'équipe d'Angleterre, et Jamie George lors du lancement du Tournoi des Six Nations masculin

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Publié le février 3, 2026

L’équipe d’Angleterre, dirigée par Steve Borthwick, aborde le Tournoi des 6 Nations 2026 avec une ambition renouvelée après une saison 2025 exceptionnelle, marquée par 11 victoires consécutives. Malgré une deuxième place l’an dernier et une série impressionnante de succès, les doutes persistent sur leur capacité à remporter un Grand Chelem, un exploit qu’ils n’ont plus réalisé depuis 2020. Avec un effectif solide, une stratégie revigorée et des jeunes talents prometteurs, les Red Roses partent favoris pour le titre. Pourtant, leur histoire récente montre qu’ils peinent souvent à concrétiser leur potentiel. Voici une analyse complète de leurs forces, faiblesses et perspectives pour ce Tournoi décisif.

L’Angleterre entre dans le Tournoi des 6 Nations 2026 avec un statut de favori, après une année 2025 historique où elle a enchaîné 11 victoires d’affilée, incluant des succès contre la Nouvelle-Zélande et la France. Sous la direction de Steve Borthwick, les Red Roses ont retrouvé confiance et cohésion, avec une défense renforcée et un jeu plus dynamique.

Pourtant, malgré ces progrès indéniables, l’Angleterre n’a pas remporté de Grand Chelem depuis 2020, et son dernier titre dans le Tournoi remonte à 2020 (Triple Couronne). Leur inconstance dans les moments décisifs et leur tendance à s’effondrer en seconde mi-temps (comme lors de leur défaite en Irlande en 2025) restent des points d’interrogation.

Avec un calendrier favorable (deux matchs à domicile en début de tournoi) et une équipe en pleine forme, les Anglais ont toutes les cartes en main pour aller loin. Mais parviendront-ils à surmonter leurs démons et à remporter un Grand Chelem ? Voici ce qu’il faut savoir sur leurs atouts, leurs défis et leurs chances pour 2026.

2025 : Une année de renaissance, mais des limites persistantes

Un tournant après la défaite en Irlande

L’Angleterre a commencé 2025 par une défaite cuisante en Irlande (27-0 en seconde mi-temps), révélant des lacunes physiques et mentales. Cette contre-performance a poussé Borthwick à réagir : il a remplacé Jamie George par Maro Itoje comme capitaine et a revu la préparation physique de l’équipe, avec l’arrivée de Dan Tobin (spécialiste de la condition physique).

Ces changements ont porté leurs fruits : l’Angleterre a enchaîné 11 victoires, dont des succès contre la France (26-25) et l’Écosse (21-20), avant de dominer l’Italie et le Pays de Galles. Leur nouveau style de jeu, plus rapide et moins dépendant des avants, a redonné de l’élan à une équipe qui semblait en déclin.

Une fin de saison en apothéose

Leur tournée estivale en Argentine et aux États-Unis (sans 15 Lions britanniques) et leur automne parfait (4 victoires en 4 matchs) ont confirmé leur progression. Pourtant, leur incapacité à gagner un Grand Chelem depuis 2020 interroge : malgré leur talent individuel, ils peinent à être réguliers dans les grands rendez-vous.

2026 : Un calendrier favorable et une équipe en confiance

Un début de tournoi idéal

L’Angleterre bénéficie d’un calendrier avantageux :

7 février : Angleterre – Pays de Galles (à Twickenham) , Un match abordable contre une équipe galloise en reconstruction.

14 février : Écosse – Angleterre (à Murrayfield) , Un déplacement périlleux, mais les Écossais sont inconstants.

21 février : Angleterre – Irlande (à Twickenham) , Le choc du tournoi, contre des Irlandais favoris.

7 mars : Italie – Angleterre (à Rome) , Un match théoriquement facile, mais l’Italie progresse.

14 mars : France – Angleterre (à Paris) , La finale potentielle pour le Grand Chelem.

Avec trois matchs à domicile en cinq journées, dont deux contre des adversaires directs (Irlande, France), les Anglais ont une réelle chance de terminer invaincus.

Une équipe équilibrée et des jeunes talents en émergence

L’Angleterre peut compter sur :

  • George Ford (demi d’ouverture) : Leader technique et stratège, il a repris le poste à Marcus Smith et dirige le jeu avec brio.
  • Ellis Genge (pilier) : Puissant et charismatique, il donne le ton en mêlée.
  • Alex Mitchell (demi de mêlée) : Rapide et créatif, il a été décisif en 2025 avec ses relances fulgurantes.
  • Les jeunes pépites : Henry Pollock (3ᵉ ligne), Guy Pepper (ailier) et Immanuel Feyi-Waboso (arrière/ailier) ont éclaboussé la fin 2025 et pourraient faire la différence en 2026.

Les joueurs clés à suivre

George Ford : Le maître à jouer

Ford, 33 ans, est l’homme clé de ce Tournoi. Son expérience, sa vision du jeu et sa capacité à gérer la pression en font le cerveau de l’équipe. Après avoir repris sa place à Marcus Smith, il a prouvé qu’il était indispensable pour orchestrer les victoires.

Son duel avec Johnny Sexton (Irlande) ou Antoine Dupont (France) sera décisif.

Henry Pollock et Guy Pepper : La relève qui monte

Ces deux jeunes talents (22 et 23 ans) ont explosé en 2025 :

Pollock : Ailier ou 3ᵉ ligne, il a marqué les esprits avec des performances physiques et une intelligence de jeu rare.

Pepper : Flanker explosif, il a dominé en club (Bath) et s’impose en sélection comme un futur cadre.

Leur impact pourrait être déterminant face à des équipes comme la France ou l’Irlande.

Tommy Freeman et Immanuel Feyi-Waboso : La menace aérienne

Freeman : Ailier marqueur, il a scoré dans les 5 matchs du Tournoi 2025.

Feyi-Waboso : Arrière polyvalent, il excelle dans le jeu aérien et pourrait déstabiliser les défenses.

Les défis à relever : Mental et régularité

Un mental encore fragile

L’Angleterre a souvent craqué dans les moments décisifs :

Effondrement en Irlande en 2025 (27-0 en 2ᵉ mi-temps).

Défaites en finale de Coupe du Monde 2019 et 2023.

Borthwick a travaillé sur la résilience, mais le doute persiste : sauront-ils tenir sous pression contre la France ou l’Irlande ?

La gestion du 3ᵉ quart-temps

Les statistiques montrent que l’Angleterre domine souvent en début de match, mais s’essouffle après la mi-temps. Leur capacité à maintenir l’intensité sera cruciale, surtout face à des équipes comme la France, redoutables en fin de match.

Prédiction : Deuxième place, mais pas de Grand Chelem

Malgré un effectif solide et un calendrier favorable, l’Angleterre devrait échouer dans sa quête du Grand Chelem. Leur manque de régularité et leur tendance à s’effondrer dans les grands matchs (comme en finale de Coupe du Monde) joueront contre eux.

Scénarios possibles :

  • Victoires contre le Pays de Galles, l’Écosse et l’Italie.
  • Défaite serrée contre l’Irlande (à Twickenham).
  • Match très disputé contre la France (défaite ou victoire étroite).

Résultat final : 2ᵉ place, derrière la France ou l’Irlande.

L’Angleterre de Steve Borthwick a tout pour réussir : un effectif talentueux, une stratégie claire et un calendrier avantageux. Pourtant, leur histoire récente et leurs faiblesses mentales les empêchent encore de viser le Grand Chelem.

Ce Tournoi 2026 sera un test majeur pour confirmer leur progression. S’ils parviennent à battre l’Irlande et la France, ils pourraient créer la surprise. Sinon, une deuxième place serait déjà un bon résultat. Pensez-vous que l’Angleterre peut enfin remporter un Grand Chelem en 2026 ? Qui sera leur adversaire le plus coriace dans cette competition de Rugby ?

Source : Planetrugby

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