À 25 ans, il est devenu l’un des joueurs les plus convoités à son poste, et Clermont pourrait perdre gros dans ce dossier rare face à Toulouse, Toulon ou La Rochelle
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Régis Montagne n’est pas seulement un nom de plus dans les bruits de mercato : à 25 ans, le pilier droit de Clermont coche un profil que les grands clubs du Top 14 trouvent de plus en plus difficile à attirer.
Le dossier n’a rien d’un transfert bouclé. Clermont garde la main contractuelle, puisque Régis Montagne est encore lié à l’ASM jusqu’en juin 2027. Mais c’est justement ce timing qui rend la situation raisonnable.
À la fin de son contrat, chaque discussion de prolongation devient stratégique. Et quand le joueur concerné est un pilier droit français, jeune, déjà international et installé dans la rotation d’un club majeur, l’équation change vite.
Pourquoi Régis Montagne devient un dossier également surveillé
Le poste explique une grande partie de l’agitation. Un pilier droit de haut niveau ne se remplace pas comme un ailier ou une troisième ligne polyvalente. En Top 14, le rôle pèse sur la mêlée, sur l’équilibre du banc, sur la gestion des JIFF et sur la capacité à tenir une saison longue.
Régis Montagne apporte justement ce mélange recherché. Il a 25 ans, il possède déjà une vraie expérience du championnat, et son profil reste encore en progression. Pour un recruteur, c’est une fenêtre rare : un joueur assez mûr pour entrer dans une rotation ambitieuse, mais pas encore au sommet de sa trajectoire.
Clermont l’a bien compris. L’ASM a engagé des discussions pour tenter de prolonger son pilier droit, sans accord mentionné pour l’instant. Tant que rien n’est signé, le dossier reste ouvert. Et dans un marché aussi sec à ce poste, l’ouverture suffit à attirer le monde.
Le point clé, c’est que Montagne ne représente pas seulement un renfort sportif. Il peut aussi devenir une pièce de construction d’effectif. Un pilier du droit français capable d’exister au plus haut niveau donné de l’air dans les quotas, sécurise une rotation et évite d’aller chercher une solution étrangère plus difficile à intégrer dans l’équilibre global.
Toulouse, Toulon et La Rochelle ont une vraie raison de regarder
Midi Olympique a placé Toulouse, Toulon et La Rochelle parmi les clubs attentifs à la situation de Régis Montagne. Aucun de ces intérêts ne signifie qu’un départ est acté. Mais les trois destinations racontent bien la valeur du joueur.
Toulouse reste une référence sportive, mais le club doit aussi composer avec une gestion d’effectif sous pression. Le corpus autour du marché toulousain rappelle que les champions ne peuvent pas simplement empiler les gros profils sans arbitrer. Sur un poste aussi rare, la question n’est donc pas seulement : « Toulouse le veut-il ? C’est aussi : « Toulouse peut-il lui faire une vraie place dans son équilibre sportif et salarial ?
Toulon, de son côté, recherche régulièrement des profils capables d’apporter de la puissance et de la stabilité devant. Un pilier droit français de 25 ans entrerait parfaitement dans une logique de renforcement durable, surtout si le RCT veut sécuriser son pack sur plusieurs saisons.
La Rochelle a une autre lecture possible : conserver un niveau d’exigence très élevé dans les zones de combat. Le club maritime sait combien la profondeur en première ligne pèse dans les matchs coupés. Sur une saison de Top 14, puis éventuellement en phase finale, perdre une mêlée ou subir la rotation adverse peut coûter très cher.
Cas concret pour un supporter clermontois : si Montagne partait en 2027, l’ASM ne perdrait pas seulement un titulaire ou un remplaçant premium. Le club devrait retrouver un pilier du droit JIFF, fiable, encore jeune, capable de tenir des matchs fermés et de progresser avec le groupe. Sur ce marché, cette recherche peut prendre des mois et coûter très cher.
Clermont joue gros, même sans urgence immédiate
La situation de Clermont n’est pas désespérée. Le joueur est encore sous contrat, et le club a déjà lancé les discussions. Mais dans le rugby moderne, attendre la dernière ligne droite exposer toujours à une surenchère.
Plus le dossier traîne, plus les clubs intéressés peuvent se positionner, présenter leur projet, tester les intentions du joueur et préparer une offre. Pour Clermont, le danger n’est pas seulement de perdre Régis Montagne. C’est de voir le marché installer l’idée qu’il est accessible.
Ce type de dossier se joue souvent avant les signatures. Une prolongation rapide enverrait un signal clair : l’ASM verrouille un poste majeur et garde l’un de ses profils français les plus précieux. À l’inverse, une absence d’accord prolongée laisserait Toulouse, Toulon et La Rochelle dans le jeu.
Le plus important reste donc la prudence. Il n’y a pas d’annonce officielle de départ, pas d’accord annoncé avec un autre club, pas de feuilleton terminé. Il y a en revanche un joueur au bon âge, au bon poste, dans la bonne situation contractuelle pour devenir l’un des dossiers à suivre du mercato 2027.
Et pour Clermont, c’est exactement le genre de dossier qu’il vaut mieux régler avant que les autres ne transforment une simple surveillance en vraie bataille.