« Aujourd’hui, Toulouse est archi-favori » : le verdict de Louis Picamoles avant la finale
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La finale du Top 14 2025-2026 oppose le premier de la saison régulière, Toulouse, au deuxième, Montpellier, samedi 28 juin.
Pour comprendre pourquoi le Stade Toulousain part si largement favori, il faut écouter ceux qui ont vécu les deux vestiaires. Picamoles, formé au MHR puis champion d’Europe et de France avec Toulouse, explique pourquoi la culture du club transforme un statut de faveur en certitude.
Pourquoi Toulouse est archi-favori : les chiffres qui justifient le verdict de Picamoles
« Aujourd’hui, Toulouse est archi-favori. Pour certains clubs, supposer que ce statut pourrait être compliqué. Pour Toulouse, ce n’est pas un problème. » La formule de Louis Picamoles, exprimée via Midi Olympique le 22 juin 2026, n’est pas une posture. Elle repose sur une réalité chiffrée difficile à contester.
La demi-finale parle d’elle-même. Le 19 juin, Toulouse a écrasé le Racing 92 (71-17, 10 essais, 38-3 à la mi-temps) la plus grande victoire de l’histoire des phases finales du Top 14 . Picamoles reconnaît que cette démonstration « a dissipé beaucoup de doutes » sur la forme toulousaine.
Les chiffres de la saison régulière racontaient déjà la même histoire. Toulouse a terminé premier avec 82 points, 17 victoires, 6 défaites et 16 bonus offensifs . Meilleure attaque du championnat : 912 points marqués sur la saison.
Derrière ces statistiques, Picamoles identifie quelque chose de plus profond. « C’est presque culturel. C’est ancré dans l’ADN du club d’avoir cette culture de la gagne », déclare-t-il. Et d’ajouter : « Le palmarès n’est pas un poids, c’est une force. »
Ce palmarès, justement. Toulouse vise un 25e titre de champion de France et un 4e consécutif après les Boucliers 2023, 2024 et 2025. Aucun club du rugby français moderne n’a réussi quatre titres d’affilié. Picamoles, double champion avec le club (2011, 2012), mesure cette dimension mieux que quiconque.
Montpellier n’est pas venu faire de la figuration : le projet Caudullo qui impressionne Picamoles
« Je ne sais pas si le MHR a rattrapé son retard sur Toulouse, mais l’évolution actuelle me semble très positive. » Picamoles le dit clairement, et cette nuance compte. Elle vient d’un homme qui a grandi avec Joan Caudullo au MHR. Il connaît le club de l’intérieur.
Les faits valides son enthousiasme. En juin 2024, Montpellier disputait un barrage de maintien depuis la 11e place. Deux ans plus tard, le club termine 2e de la saison régulière et remporte la Challenge Cup 2026 en écrasant l’Ulster 59-26 à Bilbao son 3e titre dans la compétition.
Caudullo, ancien directeur du centre de formation du MHR entre 2020 et 2024, a construit ce redressement sur un modèle précis. Montpellier a remporté le titre Crabos (moins de 18 ans) en 2025-2026 et le titre Alamercery (moins de 16 ans) en 2024-2025 . La formation est un redevenue un pilier du projet.
Picamoles y voit la main de son ami. « Cette idée, inspirée du modèle toulousain, qui consiste à confier les clés du club à ses anciens, porte aujourd’hui ses fruits », dit-il. Il ajoute : « Avec l’avènement de Joan Caudullo, un véritable pari a été pris par le club et par Mohed Altrad. » Et pour conclure : « Ce que l’on voit aujourd’hui est le résultat de graines semées il ya cinq ans. »
Picamoles le sait mieux que quiconque : s’inspirer d’un modèle et l’égaler sont deux choses différentes.
Montpellier a les armes pour créer la surprise, mais à une condition
Picamoles le reconnaît : « Montpellier a montré tout au long de la saison qu’il était une équipe de défis. Et qu’elle était capable d’en relever n’importe lequel. » Mais une finale contre Toulouse, c’est une autre catégorie.
Joan Caudullo lui-même a posé les termes du problème avec une franchise désarmante selon Rugbyrama. « En finale, on va jouer contre une des meilleures équipes du monde. Quand ils sont à 100%, c’est compliqué. Et si nous on n’est pas à 100%, ça peut même être très compliqué ». Le manager montpelliérain ne se raconte pas d’histoires.
La condition est double : Montpellier doit être parfait, et Toulouse en dessous de son niveau simultanément . Face à une équipe à 71 points en demi-finale et 912 points sur la saison régulière, la marge d’erreur montpelliéraine est proche de zéro.
Le verdict : Toulouse archi-favori, mais pas invincible
Toulouse est archi-favori par domination actuelle, pas par tradition : c’est le verdict de Picamoles, qui a porté les deux maillots. Montpellier devra être parfait samedi pour renverser une équipe qui ne l’a jamais été autant.
Et vous : Montpellier peut-il être parfait samedi, ou Toulouse décroche-t-il son 4e titre consécutif ?