Rugby

Avant le choc NZ-France, McKenzie encense le jeu « ambitieux » de Jalibert

Par Gilles
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Avant le choc de samedi à Christchurch, Damian McKenzie encense le jeu offensif de Matthieu Jalibert : l’ouvreur des All Blacks reconnaît en son homologue français un artiste du poste partageant la même philosophie de rugby ambitieux, qualifiant son jeu de « super excitant » à la veille du premier test du Championnat des Nations.

Damian McKenzie a désigné Matthieu Jalibert comme le joueur français à surveiller samedi 4 juillet au One New Zealand Stadium de Christchurch, pour le premier test du Nations Championship nouvelle compétition mondiale à 12 équipes organisées par World Rugby. Pour les fans de rugby offensif, ce duel entre deux ouvreurs au profil similaire promet un spectacle rare. Voici pourquoi les compliments de McKenzie valent bien plus qu’une simple courtoisie d’avant-match.

McKenzie et Jalibert, deux ouvreurs offensifs qui se fournissent

Quand Damian McKenzie parle de Matthieu Jalibert, il ne récite pas une formule de politesse.

Fort de 74 sélections avec les All Blacks, McKenzie est lui-même l’archétype du back total : coureur, créateur, capable de jouer ouvreur ou arrière selon les besoins. Son profil offensif, c’est précisément celui qu’il décrit chez le Bordelais. « Les Bleus ont d’excellents joueurs, notamment Jalibert, leur ouvreur, avec son jeu super excitant. Ils aiment jouer un rugby ambitieux et porté vers l’attaque », a-t-il déclaré en conférence de presse.

C’est de la reconnaissance entre paires.

McKenzie va même plus loin sur le rugby français : « Le Top 14 est un championnat super relevé, avec leurs meilleures équipes qui s’affrontent et pratiquent un rugby spectaculaire. » Il ne découvre pas Jalibert par hasard : il a fait ses devoirs.

Deux arrières offensifs, une même philosophie : attaquer d’abord, défendre ensuite si nécessaire. Ce miroir entre les deux hommes est la vraie promesse de ce match.

Jalibert en vedette absolue, Christchurch comme théâtre idéal

Antoine Dupont est forfait sur blessure (lésion au mollet, annoncé le 29 juin). Maxime Lucu hérite du brassard de capitaine. La charnière est 100% Union Bordeaux-Bègles : Lucu à la mêlée, Jalibert à l’ouverture.

Pour certains, l’absence de Dupont est un manque. Pour d’autres, c’est l’occasion de voir Jalibert sans filet, en pleine lumière. Ce samedi, le numéro 10 bordelais n’est plus le deuxième couteau d’une équipe de France à deux têtes. C’est le patron.

Le cadre ne pouvait pas être mieux choisi. Le One New Zealand Stadium dispose d’une pelouse naturelle et d’un toit permanent : pas de vent, pas de pluie, une surface rapide. Les conditions idéales pour que les deux ouvreurs expriment leur meilleur rugby.

McKenzie l’a dit clairement : « Ici à Christchurch au One Stadium avec sa pelouse et son toit fermé, je suis certain qu’on va avoir un rugby dynamique et enthousiaste, ça promet un match relevé ! »

Quand l’adversaire lui- promet du spectacle, même c’est que le match en vaut la peine.

La France face à un défi historique en Nouvelle-Zélande

Derrière le duel des styles, il y a un chiffre qui pèse lourd : la dernière victoire de la France en Nouvelle-Zélande remonte à 2009 (Quinze Mondial). Dix-sept ans de disette sur la terre des All Blacks.

Ce Championnat des Nations première édition d’une compétition mondiale à 12 équipes, avec une grande finale prévue à Twickenham en novembre offre à Jalibert une scène inédite pour changer cette équation.

Les All Blacks restent les favoris sur leur sol. Mais une équipe de France portée par une charnière libérée, dans un stade taillé pour le jeu rapide, face à des hôtes qui ont annoncé la couleur offensive, n’est pas lieu pour faire de la figuration.

Jalibert doit confirmer son statut face à McKenzie : dicter le tempo, prendre des initiatives, assumer le rôle de meneur que Dupont occupe habituellement. McKenzie, dans le désignant comme la menace principale, vient de lui mettre un peu plus de pression sur les épaules.

Ce duel McKenzie-Jalibert, c’est la promesse d’un rugby total, où deux artistes du poste vont se jauger à armes égales. Pour la France, c’est aussi une chance de briser une malédiction vieille de 17 ans en Nouvelle-Zélande, avec Jalibert en position de héros.

Jalibert saura-t-il transformer ce compliment en victoire samedi à Christchurch ?

Auteur

Gilles

Golfeur (index 12) nourri aux sports de combat et à la tactique. J'aborde l'actu sportive avec flegme. Je décortique la performance et la stratégie sans jamais forcer. Une plume relax qui analyse tout le secteur du sport, du green de golf à l'octogone du MMA.

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