« ça met une petite claque » : après trois match sur le banc Charlotte Escudero sera titulaire contre L’ÉCOSSE

Charlotte Escudero
Publié le mai 8, 2026

Charlotte Escudero retrouvera une place de titulaire contre l’Écosse samedi 9 mai à 17h15, après trois matchs sur le banc lors du Tournoi des 6 Nations féminin, récompensant son entrée décisive face à l’Irlande.

Charlotte Escudero ne mâche pas ses mots. « Ça met une petite claque quand on passe d’un rôle de titulaire à remplaçante », a-t-elle confié le 8 mai 2026. « Ça me touche, ça me fait plaisir. J’avais vraiment envie d’être titulaire avant la fin du Tournoi parce que je suis une compétitrice. »

À 25 ans et 32 sélections, Escudero connaît les hiérarchies et les cycles. Savoir ne protège pas de la déception.

Trois matchs de Tournoi des 6 Nations féminin à regarder depuis le banc. Pour une joueuse polyvalente sur trois postes deuxième ligne, troisième-ligne aile, numéro 8 , c’est une réalité difficile à avaler. Sa polyvalence, atout pour le staff, peut aussi devenir un piège : on l’utilise partout, donc on la titularise nulle part.

« Là, ç’a été un peu dur, reconnaît-elle avec un sourire. Comme il y a un nouveau projet, les rôles de base sont très établis. » Elle comprend la logique. Ça ne rend pas la pilule plus douce.

L’entrée décisive contre l’Irlande : quand une remplaçante force le respect

« Elle nous fait basculer le match contre l’Irlande. Pour ça, elle mérite aussi de commencer. » François Ratier, sélectionneur des Bleues, est allé à l’essentiel le 8 mai 2026. Ce n’est pas une faveur : c’est un constat sportif.

Le 25 avril à Clermont, Escudero entre en jeu à la 41e minute. La France s’impose 26-7 face à l’Irlande. Sa contribution dans la seconde période est suffisamment décisive pour que Ratier en tire une conclusion immédiate.

Ce qui rend cette performance encore plus remarquable, c’est le contexte. Être remplaçante polyvalente, c’est naviguer dans le flou jusqu’au dernier moment. L’adjoint Florent Wieczorek utilise un petit écran au bord du banc pour indiquer aux remplaçantes leurs rôles sur les touches offensives et défensives. Escudero, elle, ne sait jamais exactement où elle jouera. « Je ne le sais jamais jusqu’au dernier moment », dit-elle.

Avant ce match contre l’Irlande, elle s’était préparée à évoluer au milieu du terrain. Elle est finalement rentrée dans les couloirs. Adapter son rugby en temps réel, sans préparation spécifique : elle l’a fait.

« J’avais envie d’apporter, mais surtout de prendre du plaisir parce que je pense que c’est comme ça que j’arrive à être performante », explique-t-elle.

Escudero titulaire, Berthoumieu sur le banc : les enjeux du match contre l’Écosse

La décision de Ratier a une conséquence directe : Axelle Berthoumieu perd sa place en troisième ligne. Escudero prend la sienne. Le turnover est net.

Ratier a également opté pour un banc en 6-2, soit six avants pour deux arrières. Le message est clair : face aux Écossaises, la France veut gagner la bataille physique.

La France pointe à la 2e place du Tournoi avec 15 points et +83 de différence de points. L’Écosse occupe l’avant-dernière place avec une seule victoire au compteur.

Ce match n’est pas un piège : c’est une opportunité. Pour les Bleues de consolider leur position. Pour Escudero de confirmer qu’elle mérite de débuter.

Car son ambition va au-delà de samedi. Elle vise une place dans le XV de départ pour le dernier match du Tournoi, contre l’Angleterre le 17 mai. Ce choc au sommet, potentiellement décisif pour le titre, est son vrai objectif. L’Écosse est l’étape. L’Angleterre est la destination.

Elle l’a dit, elle l’a prouvé sur le terrain contre l’Irlande. Samedi contre l’Écosse, elle aura l’occasion de confirmer que cette titularisation n’était pas une faveur, mais une reconnaissance.

Conservera-t-elle sa place jusqu’au choc décisif contre l’Angleterre le 17 mai ?

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