« C’est un échec pour nous » : Urios ne cache pas sa déception après deux départs majeurs de Clermont
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Christophe Urios ne minimise pas la portée des départs de Régis Montagne et Léon Darricarrère : Clermont voulait conserver les deux joueurs et leur choix de rejoindre Toulon a laissé une fracture que la performance devra désormais contenir.
Le manager de l’ASM parle d’une « grande déception humaine ». Les deux joueurs occupaient une place importante dans son projet, et leur départ commun vers Toulon pour le prochain exercice a été vécu comme un revers personnel autant que sportif.
Urios ne prévoit pourtant pas de les écarter. Montagne et Darricarrère doivent encore défendre les couleurs clermontoises pendant une saison entière, avec une obligation simple aux yeux de leur manager : rester pleinement engagés jusqu’au combat.
Deux départs que Christophe Urios considère comme un échec
Clermont souhaitait conserver Régis Montagne et Léon Darricarrère. Leur décision a donc touché directement Christophe Urios, qui place la confiance et les relations humaines au centre de sa méthode de management.
« Quand tu souhaites garder les gars, c’est toujours un déchirement », at-il expliqué. Le technicien estime également que le départ d’un joueur peut traduire une insatisfaction envers le projet proposé par son club.
Son constat devient encore plus dur lorsqu’il évoque les deux dossiers ensemble : « Parce que c’est un échec pour nous. Et moi, je n’aime pas les échecs. » Voir deux éléments placés au centre du projet choisir la même destination nourrit une colère qu’Urios résume sans détour : « Ça fout les glandes. »
Le sentiment tient également au parcours effectué avec eux. Régis Montagne est arrivé de Pro D2 avant de devenir pilier droit de l’équipe de France. Léon Darricarrère s’est installé dans le groupe clermontois et a rejoint l’environnement des Bleus. Rugby Amateur précise qu’il est né le 4 juin 2004 et qu’il est âgé de 22 ans . Clermont estime donc perdre deux joueurs qui disposaient encore d’une marge de progression dans son projet.
Une relation modifiée, mais aucune mise à l’écart sportif
Urios reconnaît que les annonces ont changé sa relation avec Montagne et Darricarrère. La confiance n’est pas effacée, mais la déception restera présente dans leurs échanges.
Le manager a discuté avec les deux joueurs avant la saison. Ils lui ont assuré qu’ils resteraient totalement investis afin de réaliser le meilleur exercice possible avec l’ASM. Urios dit ne pas avoir de raison de mettre leur parole en doute.
Cette confiance sera jugée dans la durée. Le technicien ne parle pas d’une implication à maintenir pendant quelques semaines, mais sur « dix ou onze mois ». Les joueurs restent rémunérés par Clermont et doivent répondre aux exigences sportives du club jusqu’au terme de leur contrat.
« La seule chose qui m’intéresse, c’est la performance », insiste Urios. Le futur maillot toulonnais de Montagne et Darricarrère ne doit donc pas intervenir dans ses choix si les deux hommes restent au niveau attendu. Une baisse d’investissement rend en revanche la situation beaucoup plus difficile à gérer.
Clermont veut transformer la déception en réponse sportive
La réaction dépasse le seul cadre de Christophe Urios. Lors de la conférence de rentrée de l’ASM, le président Jean-Claude Pats avait déjà exprimé son agacement face au calendrier de ces mouvements. ICI Pays d’Auvergne rapportait le 1er septembre 2026 qu’il remettait notamment en cause le fonctionnement du rugby professionnel français.
Pour Urios, l’épisode doit aussi pousser Clermont à examiner ses propres méthodes. Le manager assure que le club cherchera à comprendre ces choix et à devenir le meilleur pour éviter de perdre de nouveaux joueurs qu’il considère comme essentiels.
La blessure humaine n’est donc pas référée, mais le contrat sportif demeure intact. Montagne et Darricarrère devront aider Clermont pendant leur dernière saison, tandis que l’ASM devra préparer leur succession et tirer les leçons d’un double départ que son manager refuse de banaliser.