« Évidemment que ça me fait rêver » : Bielle-Biarrey ouvre la porte aux JO 2028 après son doublé avec l’UBB, une clause potentielle dans son contrat
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Louis Bielle-Biarrey n’a pas annoncé une bascule vers le rugby à 7, mais sa réponse sur les JO 2028 suffit à ouvrir une vraie piste autour de l’ailier de l’UBB.
La séquence dit beaucoup de son moment. Bordeaux-Bègles sécurise son ailier jusqu’en 2029, le joueur répond sur le terrain avec un doublé, puis le sujet olympique arrive dans la foulée. Pas comme une décision. Comme une envie assumée.
Interrogé sur une éventuelle participation aux Jeux de Los Angeles avec l’équipe de France à 7, Louis Bielle-Biarrey a choisi une formule prudente, mais pas fermée : « Évidemment que ça me fait rêver, mais on est encore loin. » Le mot important est là : rêver. Le reste rappelle surtout que le calendrier du XV reste lourd.
Une prolongation à l’UBB qui change le cadre
Avant de parler de 2028, Bielle-Biarrey a d’abord envoyé un signal fort à Bordeaux-Bègles. Sa prolongation jusqu’en 2029 a été annoncée à Chaban-Delmas avant la première journée de Top 14, dans un contexte idéal pour l’UBB.
Sur le terrain, l’ailier français a ensuite marqué deux essais lors du grand succès bordelais contre le Racing 92, 64-5. La soirée cochait donc deux cas : une fidélité prolongée au club et une confirmation sportive immédiate.
Le joueur a également expliqué son choix avec des mots assez simples. Il dit se sentir bien dans le club, personnellement, et voit Bordeaux-Bègles continuer à se donner les moyens de viser plus haut. Pour un profil aussi exposé, ce n’est pas anodin : l’UBB garde une arme majeure sur l’aile, au moment où le Top 14 bouge beaucoup.
Le marché le montre déjà. Ouest-France rapportait en 2026 que le Stade Toulousain avait officialisé le départ de Thomas Ramos vers le Racing 92 à l’issue de la saison 2026-2027. Dans ce décor, la stabilité de Bielle-Biarrey à Bordeaux prend encore plus de poids.
Les JO 2028, une envie réelle mais pas une promesse
La porte est ouverte, pas franchie. C’est le bon équilibre à garder autour de cette déclaration. Bielle-Biarrey ne dit pas qu’il ira aux Jeux olympiques de Los Angeles. Il dit que l’idée le fait rêver, puis il remet aussitôt les étapes dans l’ordre.
Sa réponse mentionne encore une saison de Top 14, la Champions Cup et une Coupe du monde. Ce rappel compte, parce qu’un passage vers le rugby à 7 ne se cale pas sur un simple désir personnel. Il implique un timing, une gestion physique, une discussion avec le club et une place dans le projet de l’équipe de France à 7.
Le profil, lui, rend forcément l’hypothèse attirante. Vitesse, appuis, capacité à créer une différence en peu d’espace : Bielle-Biarrey possède des qualités qui parlent aussi au rugby à 7. Mais entre compatibilité sportive et sélection olympique, il y a un écart que le joueur ne cherche pas à masquer.
Pourquoi cette phrase pèse déjà dans la saison de Bielle-Biarrey
La force de cette sortie tient à son timing. Bielle-Biarrey sort d’une prolongation importante, l’UBB lance son championnat par une démonstration, et le joueur refuse pourtant de s’emballer. Il rappelle que Bordeaux avait déjà de grandes ambitions la saison précédente, sans aller au bout.
Son message sur le Top 14 est donc cohérent avec celui sur les JO : envie, mais patience. L’ailier veut avancer étape par étape, dans un championnat qu’il décrit comme un marathon. Pour l’UBB, cette posture est presque aussi importante que son doublé contre le Racing 92.
La piste Los Angeles 2028 reste à surveiller, surtout si Bielle-Biarrey confirme son statut avec Bordeaux-Bègles et le XV de France. Pour l’instant, elle existe surtout comme une possibilité crédible : assez forte pour nourrir le rêve, encore trop lointaine pour devenir un plan annoncé.