L’Italie a lancé son Tournoi en battant l’Écosse 18-15 à Rome, et cette défaite met un peu plus Gregor Townsend sous pression.
Dès le premier quart d’heure, les Azzurri ont posé un vrai problème : l’Écosse a semblé perdue dans son placement derrière, et l’Italie en a profité sans trembler. Ensuite, avec une météo de plus en plus difficile au Stadio Olimpico, le match s’est joué sur les bases et la discipline.
L’Écosse a bien recollé, sans jamais passer devant, avant une dernière poussée aussi longue que stérile.
Un départ italien qui met l’Écosse dans le dur
En clair, tout commence par une Écosse mal organisée dans son backfield. Sur un grubber de Juan Ignacio Brex, Louis Lynagh récupère et marque sans opposition à proximité.
Quelques minutes plus tard, Lynagh se retrouve encore au centre de l’action : il récupère un ballon haut, l’Italie écarte à gauche et Tommaso Menoncello finit le travail en vitesse, en déposant la couverture pour aplatir.
À ce moment-là, l’Italie mène 12-0. Et surtout, elle ne lâchera plus ce socle.
La pluie, les fondamentaux… et le pied de Garbisi
Après ce début raté, l’Écosse réagit. Malgré les conditions, sa qualité de main provoque une série d’infractions italiennes, et Jack Dempsey conclut par un essai.
Mais l’Italie garde la main sur le score. À mesure que la météo se dégrade, Paolo Garbisi punit au pied et maintient l’Écosse à distance, avec deux pénalités qui servent de barrière.
Au retour des vestiaires, Finn Russell réduit l’écart sur pénalité, puis Garbisi répond encore. Concrètement, l’Écosse reste en permanence dans la zone du “il manque quelque chose”.
Un retour écossais trop court, jusqu’au bout
Le match se tend aussi sur la discipline : George Turner est sanctionné d’un carton jaune pour un déblayage sur Manuel Zuliani. Dans le même temps, la journée des talonneurs écossais est compliquée, avec une touche ratée pour Ewan Ashman.
L’Écosse gère la période en infériorité sans encaisser, puis elle obtient une opportunité après le retour de Turner : sur une pénalité italienne jugée inutile, elle installe un maul à cinq mètres.
Le premier impact est stoppé, mais George Horne trouve l’espace pour marquer et relancer le suspense. Résultat : l’Écosse se rapproche, sans jamais renverser l’histoire, malgré une dernière attaque “à l’arrache” jusqu’aux dernières secondes.
Townsend au centre des regards
Ce qu’on sait : Gregor Townsend était déjà sous pression, et cette défaite ne va pas calmer le bruit. Même si la fédération écossaise l’a soutenu, le résultat ajoute un doute de plus.
Ses choix de sélection sont aussi scrutés. Townsend a laissé Duhan van der Merwe et Darcy Graham hors du XV de départ, en partie à cause de leurs difficultés dans le jeu aérien.
Kyle Steyn et Jamie Dobie ont donc commencé, mais ils sont pointés comme partiellement en cause sur deux actions italiennes du début de match. Dans les faits, l’Écosse se retrouve piégée très tôt, puis contrainte de courir après le score sous la pluie.
Au final, l’Italie n’a pas eu besoin d’un match parfait : elle a surtout tenu sa ligne quand tout devenait illisible, et ça suffit pour gagner ce genre de rencontre. Côté écossais, l’écart n’est pas énorme au tableau, mais les détails du match rappellent que les mêmes failles coûtent cher dès la première journée.
Est-ce que cette défaite doit pousser Townsend à changer son XV dès le prochain match ?