« Il ne faut jamais dire jamais » : Un grand coach étranger laisse une porte entrouverte au XV de France
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Joe Schmidt ne se projette pas vers le XV de France, mais sa réponse laisse une nuance que le rugby français ne manquera pas de retenir.
Fabien Galthié n’est pas éternel à la tête des Bleus. Cette évidence suffit déjà à ouvrir, régulièrement, le débat sur le profil qui pourrait lui succéder un jour.
Dans ce paysage, le nom de Joe Schmidt a un poids particulier. L’actuel sélectionneur de l’Australie possède une expérience internationale rare, entre l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et les Wallabies. Mais sa situation personnelle rend le dossier beaucoup plus complexe qu’une simple rumeur de banc.
Joe Schmidt quitte les Wallabies pour une raison très personnelle
Joe Schmidt doit tourner la page australienne prochainement. Son départ des Wallabies n’est pas présenté comme un choix sportif classique, ni comme une stratégie pour rebondir ailleurs.
Le technicien néo-zélandais explique avoir demandé à quitter ses fonctions pour des raisons familiales. Son fils Luke, âgé de 23 ans, souffre de graves crises d’épilepsie et vit en Nouvelle-Zélande avec son épouse Kellie.
Schmidt devait, lui, composer avec les exigences du poste en Australie, entre Sydney, Brisbane et les contraintes d’un sélectionneur international. Dans son récit, le problème est clair : il manquait de temps pour être pleinement présent des deux côtés.
Il précise avoir formulé sa demande dès février 2025. Son départ aurait pu intervenir plus tôt, après la tournée des Lions britanniques, mais la transition avec Les Kiss a prolongé son passage à la tête des Wallabies.
Le XV de France n’est pas dans ses plans, mais la porte n’est pas verrouillée
La phrase qui retient l’attention concerne forcément les Bleus. À la question d’une possible arrivée, un jour, à la tête du XV de France, Joe Schmidt répond : « Il ne faut jamais dire jamais, mais ce n’est pas dans mes plans. »
C’est toute la nuance du dossier. Il ne candidat pas. Il ne se place pas. Il ne laisse pas entendre qu’un contact existe avec la Fédération française de rugby. Mais il ne ferme pas non plus la porte de manière définitive.
Schmidt ajoute que d’autres étapes de sa carrière n’étaient pas prévues non plus, comme la Coupe du monde 2023 avec la Nouvelle-Zélande ou son passage en Australie. Le rugby de très haut niveau l’a déjà rappelé alors qu’il pensait s’éloigner.
Sa formule sur le « virus du coaching » dit aussi quelque chose. Il aime encore entraîner. Il garde l’envie du terrain, des groupes, de la pression internationale. Mais il affirme aussi qu’il est temps pour lui de s’arrêter et de passer quelques années plus calmes auprès de sa famille.
Pourquoi son profil parlerait nécessairement à la FFR
Si le XV de France devait un jour regarder au-delà du cadre actuel, Joe Schmidt ferait partie des noms capables d’alimenter une vraie réflexion. Pas parce qu’il serait disponible demain. Plutôt parce que son CV coche des cas rares.
Il a dirigé l’Irlande entre 2013 et 2019, une période qui a installé son image de technicien précis, structuré, habitué aux exigences du rugby international. Il a également travaillé avec la Nouvelle-Zélande, avant de prendre une Australie en quête de repères.
Un cas concret permet de mesurer la portée de sa phrase. Si, dans deux ou trois ans, la FFR devait préparer l’après-Galthié, Schmidt pourrait apparaître dans une liste longue de profils internationaux à sonder. Pas comme une piste chaude. Pas comme un favori naturel. Mais comme un entraîneur dont le nom mérite au moins une conversation, si sa situation personnelle et son envie de revenir à plus haut niveau évoluent.
C’est exactement ce qui permet sa réponse. Elle protège son présent familial, tout en entraînant de fermer brutalement l’avenir.
Une ouverture plus symbolique que concrète pour les Bleus
Pour l’instant, le message principal reste son retrait. Joe Schmidt veut souffler, retrouver le temps auprès des siens et s’éloigner d’un quotidien très lourd. C’est le point le plus solide du dossier.
L’hypothèse du XV de France existe seulement dans une zone grise : celle des grandes carrières qui ne suivent jamais totalement le plan annoncé. Schmidt lui-même le reconnaît en rappelant que plusieurs missions récentes n’étaient pas prévues.
La FFR n’a donc pas une piste ouverte devant elle. Elle a plutôt une phrase à garder dans un coin de la tête. Et dans le rugby international, ce genre de nuance suffit parfois à alimenter les discussions pendant longtemps.