« J’ai hâte de rejouer en France, dans un stade de foot en plus » : Russel voit le bon côté des choses avant le choc contre l’UBB

Finn Russell

Par

Publié le avril 30, 2026

À 33 ans, le « magicien » écossais Finn Russell s’apprête à retrouver les pelouses françaises pour un choc européen de haut vol.

L’ouvreur de Bath, qui défiera l’Union Bordeaux-Bègles en demi-finale de Champions Cup ce dimanche 3 avril 2026 à 16h au Stade Atlantique, s’est confié sur son évolution depuis son départ du Racing 92. Entre maturité tactique acquise en Angleterre et plaisir intact du beau jeu, celui qui mène la danse dans le Somerset aborde ce duel face à Matthieu Jalibert avec une sérénité déconcertante, fidèle à son tempérament de joueur pour qui le rugby reste avant tout une source de plaisir.

Le Stadium de Bordeaux sera le théâtre d’un duel de stratèges entre deux des attaques les plus flamboyantes du continent. Quatre jours avant l’échéance, Finn Russell a partagé son enthousiasme à l’idée de retrouver la ferveur des stades français. Désormais plus mature et mieux canalisé sous les ordres de Johan van Graan, l’international écossais (92 sélections) n’en oublie pas pour autant son ADN : le sourire aux lèvres et l’envie de créer l’inattendu, même quand la pression atteint son paroxysme.

Russell, six saisons après le Top 14 : « J’ai vraiment adoré jouer en France »

Finn Russell connaît la France. De 2017 à 2023, soit six saisons au Racing 92, l’ouvreur écossais a vécu le Top 14 de l’intérieur, avec ses ambiances de stade, ses publics chauffés à blanc et ses derbys à couper le souffle.

« J’ai vraiment adoré jouer en Top 14, avec les stades pleins », a-t-il confié. Russell ne revient pas en France en territoire ennemi.

À 33 ans et 92 sélections internationales avec l’Écosse, il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs numéros 10 du monde. Depuis deux ans et demi à Bath, il a transposé ce bagage dans un nouveau projet. Et dimanche, il retrouve la France dans un stade de football, ce qui l’amuse visiblement. « J’ai hâte de rejouer en France, dans un stade de foot en plus », a-t-il lancé.

« C’est pour ces moments-là qu’on joue au rugby » : la philosophie Russell

Il y a des joueurs qui subissent les grands matches. Russell, lui, les collectionne. Sa philosophie tient en quelques mots qu’il a lui-même posés : « Pour moi, personnellement, c’est surtout très fun de jouer ce genre de matches. »

« C’est pour ces moments-là qu’on joue au rugby, donc oui, je vais continuer à sourire même si les enjeux sont importants », a-t-il ajouté.

Bath en est la preuve vivante. Les hommes de Bath ont éliminé Northampton 43-41 en quarts de finale. Un match décidé dans les dernières minutes, le genre de scénario qui brise les équipes fragiles. Bath, elle, a tenu.

Bath en demi-finale : quand le sourire devient une arme

La trajectoire de Bath en Coupe des champions n’est pas le fruit du hasard. Avant Northampton, les Anglais avaient déjà sorti Saracens 31-22 en huitièmes de finale. Deux matches couperets. Deux victoires nettes ou arrachées. Une constante : Russell à la manœuvre.

À Bath, Russell a installé une culture du risque assumé. Son jeu imprévisible, ses passes à contre-courant, ses décisions à haute vitesse : tout repose sur cet état d’esprit.

Jouer au Stade Atlantique, un stade de football reconverti pour l’occasion, ne le perturbe pas. Au contraire. Russell voit dans ce détail une raison supplémentaire de savourer le moment.

Russell ne joue pas cette demi-finale malgré les enjeux : il la joue grâce à eux. Dimanche au Stade Atlantique, Bath ne se présentera pas en équipe qui espère.

Les dernières actualités Rugby

Les Tendances MVZ Sports