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Jalibert ne comprend pas que l’Angleterre se prive de Jack et Tom Willis

Par Maxime Aulne
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Matthieu Jalibert ne comprend pas pourquoi l’Angleterre se prive de Jack et Tom Willis, deux des meilleurs avants du Top 14, à un an de la Coupe du monde.

L’ouvreur de l’UBB a retrouvé Tom Willis cette saison à Bordeaux. La troisième ligne anglaise, 27 ans, compte déjà 8 sélections avec le XV de la Rose et avait porté le maillot girondin lors de l’exercice 2022-2023, rappelle Le Figaro. Un retour que le Bordelais savoure tant l’international anglais marque les esprits depuis la reprise.

Le problème est ailleurs. En évoluant en France, ni Tom ni son frère aîné Jack ne peuvent être retenus avec l’Angleterre. Une règle qui prive le XV de la Rose de deux joueurs que Jalibert range parmi les meilleurs du monde.

Deux cracks que l’Angleterre s’interdit

Tom Willis s’est imposé comme le joueur le plus performant du Top 14 depuis la reprise. Numéro 8 puissant, il casse les plaquages ​​et fait la différence ballon en main à chacune de ses sorties.

Jack n’est pas en reste. Élu meilleur joueur du Top 14, il brille au Stade Toulousain et a déjà fait mal au XV de France par le passé. Deux profils que l’Angleterre laisse pourtant sur le côté à un an du Mondial.

« Deux joueurs de ce talent-là, c’est quand même dommage »

L’avis de l’ouvreur bordelais porte d’autant plus qu’un site de référence anglais l’a classé meilleur joueur du monde cet été, relatait Le Figaro. Et pourtant, il ne comprend pas le choix anglais. « Moi, je n’ai jamais compris comment c’était possible que deux joueurs de ce talent-là ne soient pas dans leur équipe », confie-t-il.

« Jack, on le connaît, on n’a plus besoin du présenter. C’est un joueur extraordinaire, on est bien placé pour savoir qu’il nous a fait du mal. Et Tom, on avait eu la chance de l’avoir à l’UBB. C’est un joueur incroyable, notamment en attaque, il est capable de casser énormément de plaquages. »

Sa conclusion est pragmatique : « tant mieux pour nous, parce que quand on joue contre l’Angleterre, sur deux joueurs en moins face à nous. Mais se priver de ces deux talents, c’est quand même dommage. »

Jack Willis : « les règles, ce sont les règles »

De l’autre côté de la Manche, Jack Willis assume la situation. « C’est toujours quelque chose que j’ai en tête et qui me manque. Quand tu prends une décision, tu sais ce que tu sacrifies », explique le Toulousain.

« J’ai fait le choix de rester. J’ai toujours la sélection en tête, mais les règles, ce sont les règles. » Une manière de rappeler la règle anglaise qui tient les joueurs évoluant à l’étranger à l’écart de la sélection.

Le dernier Crunch est joué sur un fil (48-46). Un écart aussi mince laisse imaginer ce que ces deux hommes auraient pu changer. À l’occasion de la Coupe du monde, le débat continue d’agiter le rugby anglais.





Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

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