Rugby

La Rochelle n’a plus de directeur sportif et cherche activement le succésseur de Robert Mohr pour piloter sa renaissance

Par Gilles
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La Rochelle ne cherche pas seulement un nom pour remplacer Robert Mohr : le club doit choisir la personne qui donnera le cap de son prochain cycle sportif.

Le départ de Robert Mohr laisse un vide sensible dans l’organigramme rochelais. Ancien deuxième ligne du club entre 2002 et 2012, puis directeur sportif depuis 2021, il était associé à une période majeure de l’histoire récente du Stade Rochelais.

Sous son mandat, La Rochelle a remporté deux Champions Cup de rugby, en 2022 et 2023. Le prochain directeur sportif n’arrivera donc pas dans un club à reconstruire de zéro, mais dans une maison où l’exigence est déjà très haute. C’est parfois encore plus compliqué.

Robert Mohr parti, La Rochelle doit éviter le mauvais tempo

Le poste de directeur sportif est rarement le plus visible pour le grand public. Pourtant, il décide beaucoup de choses : la construction de l’effectif, les prolongations, les profils ciblés, l’équilibre entre cadres et jeunes joueurs, mais aussi la cohérence entre le staff, la formation et le recrutement.

À La Rochelle, ce rôle devient encore plus sensible avec un effectif présenté comme en pleine mutation. Une douzaine de contrats arriveraient à échéance en 2027. Ce n’est pas un simple détail administratif : c’est le genre d’échéance qui oblige un club à choisir vite sa ligne sportive.

Un exemple concret : si un jeune joueur important arrive en fin de contrat en 2027, il ne va pas seulement regarder le salaire proposé. Il saura quel projet sportif l’attend, avec quel staff, dans quel rôle, et avec quelles ambitions européennes. Sans directeur sportif clairement identifié, le discours peut vite perdre en force.

Trois profils ressortent pour prendre la suite

Trois noms sont cités dans le dossier rochelais. Le plus connu à l’international est Nick Kennedy, ancien international anglais et ancien directeur sportif des Saracens. Son profil a une logique évidente : expérience du haut niveau, culture anglo-saxonne, connaissance d’un club habitué aux grandes exigences européennes.

Deux pistes françaises sont également évoquées. Yann Kergourlay est associé au travail réalisé autour du renouveau de Colomiers en Pro D2. Cette piste raconterait une autre idée : mettre sur un profil capable d’accompagner une dynamique de construction, avec une connaissance plus fine du rugby français et de ses circuits.

Damien Bruno apparaît également dans les profils suivis. Responsable du recrutement du MHR, il est présenté comme lié à plusieurs arrivées marquantes à Montpellier. Là encore, le signal est clair : La Rochelle regarde des profils capables d’agir sur le marché, pas seulement d’occuper une fonction institutionnelle.

Le futur directeur sportif devra gérer plus qu’un recrutement

Le choix rochelais ne se résume pas à trouver quelqu’un pour signer deux ou trois joueurs. Le club doit préserver ce qui a fait sa force tout en préparant la suite. C’est là que le dossier devient vraiment stratégique.

La Rochelle a déjà prouvé qu’elle pouvait vivre au sommet européen. Mais rester dans cette zone exige une gestion froide : savoir prolonger les bons cadres au bon moment, accepter de tourner certaines pages, préparer les postes clés, et garder une identité forte malgré les mouvements d’effectif.

Le futur directeur sportif devra également envoyer un message au vestiaire. Après Robert Mohr, le club ne peut pas donner l’impression d’un flou prolongé. Un choix rapide n’est pas forcément un bon choix, mais un choix tardif peut coûter cher si les dossiers de prolongation et de recrutement avancent ailleurs.

La Rochelle se retrouve donc face à une décision de fond. Le successeur de Robert Mohr ne sera pas seulement jugé sur son CV. Il sera jugé sur sa capacité à transformer une période de transition en nouveau cycle, sans faire descendre le club de son standard européen.





Auteur

Gilles

Golfeur (index 12) nourri aux sports de combat et à la tactique. J'aborde l'actu sportive avec flegme. Je décortique la performance et la stratégie sans jamais forcer. Une plume relax qui analyse tout le secteur du sport, du green de golf à l'octogone du MMA.

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