Rugby

Les All Blacks reconnaissent Jalibert meilleur Français du match

Par Maxime Aulne
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement

Matthieu Jalibert a reçu la meilleure note française du New Zealand Herald (8/10) après la défaite 34-32 face aux All Blacks à Christchurch : une consécration venue directement du camp adverse.

La France s’est inclinée 34-32 face aux All Blacks dimanche à Christchurch lors du premier test du Nations Championship 2026, privée de ses cadres majeurs Antoine Dupont, Romain Ntamack, Peato Mauvaka, entre autres. Sauf que le camp adverse a reconnu l’excellence d’un Bleu en particulier. Trois sources néo-zélandaises convergent vers le même verdict.

Jalibert meilleur Français selon la Nouvelle-Zélande : trois sources convergentes

Avant même le coup d’envoi, Damian McKenzie avait planté le décor. L’ouvreur des All Blacks avait déclaré : « Les Bleus ont d’excellents joueurs, notamment Jalibert, leur ouvreur, avec son jeu super excitant. Ils aiment jouer un rugby ambitieux et porté vers l’attaque. »

Après le match, le New Zealand Herald a confirmé le diagnostic. Winston Aldworth, journaliste du New Zealand Herald, a attribué 8/10 à Jalibert  meilleure note côté tricolore, à égalité avec Théo Attissogbe. Sa pratique de noter les joueurs adversaires est établie : en juillet 2025, Léo Barré avait déjà décroché 8/10 après la défaite française à Wellington.

La troisième source est la plus symbolique. Le site officiel des All Blacks, allblacks.com, a qualifié la combinaison Lucu-Jalibert d’« outstanding » dans son compte-rendu du match. Ce n’est plus la presse qui parle : c’est l’institution elle-même.

L’essai à la 77e minute et le jeu de course qui ont impressionné les All Blacks

Les chiffres et les déclarations ne tombent pas du ciel. Ils s’appuient sur du concret.

À la 53e minute, Jalibert a réalisé un jeu au pied qui aurait mérité un essai selon le New Zealand Herald. À la 77e minute, il a inscrit lui-même l’essai qui ramenait la France à 34-32 et relançait un suspense que tout le monde croyait éteint. Entre les deux, il a ouvert la défense néo-zélandaise à plusieurs reprises avec son jeu de course sur le terrain des All Blacks.

RugbyPass lui a attribué 8,5/10 avec la mention « conductor of much of France’s best attacking work ». Chef d’orchestre du meilleur jeu offensif français, dans une équipe remaniée sans Dupont ni Ntamack.

Pour mesurer la portée de ce 8/10, un comparatif s’impose : seuls trois All Blacks ont obtenu la même note Sam Darry, Ardie Savea (capitaine) et Cam Roigard (homme du match officiel). Jalibert est évalué au niveau des meilleurs joueurs de l’équipe victorieuse.

Winston Aldworth a quand même glissé une pique : il a comparé avec humour un plongeon de Jalibert à celui de Kylian Mbappé. Même en lui attribuant la meilleure note, les Néo-Zélandais ne peuvent pas s’empêcher de taquiner. À l’autre bout du spectre, Nolann Le Garrec et Antoine Hastoy ont hérité de 3/10 chacun, ce qui dit tout sur l’écart de performance au sein du XV de France ce soir-là.

Jalibert en pleine ascension : du Tournoi des Six Nations à la reconnaissance mondiale

Cette performance à Christchurch s’inscrit dans une trajectoire construite tout au long de l’année.

Au Tournoi des Six Nations 2026 remporté par la France Jalibert avait signé sa meilleure compétition internationale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 14 passes après contact (1er du Tournoi), 18 défenseurs battus (5e), 92,3% de plaquages réussis, 6 passes décisives. Ce n’est plus un numéro 10 intermittent : il pèse sur chaque match, dans tous les compartiments.

La reconnaissance néo-zélandaise s’inscrit donc dans une logique. McKenzie l’avait identifié avant le match, le New Zealand Herald l’a confirmé après, allblacks.com l’a entériné : trois niveaux de validation qui convergent vers le même nom. Ce type de reconnaissance transversale est rare.

Cette consécration venue de Nouvelle-Zélande confirme que Jalibert n’est plus une promesse : il est une réalité établie du rugby international. Reste à savoir s’il peut confirmer lors des prochains tests et s’imposer durablement comme le patron du XV de France.

Auteur

Maxime Aulne

Runner de fond, ex-rédacteur tech chez Clubic. J'aborde le sport avec la vision d'un analyste. Je décortique l'actu et le business sportif sans jamais surjouer. Une plume directe qui analyse tout, de la tactique d'un match à l'économie d'un transfert.

Voir ses articles