Confiants et ambitieux, les Italiens abordent leur déplacement en France sans complexe. Avant d’affronter le XV de France, la Nazionale assure ne plus craindre personne.
Ce dimanche, le stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq accueillera un duel aux allures de tournant. L’Italie, forte de cinq points glanés lors des deux premières journées du Tournoi, arrive en France avec des certitudes nouvelles.
Sous la houlette de Gonzalo Quesada, les Transalpins ont changé de dimension et n’acceptent plus leur ancien statut d’outsider résigné.
Une progression construite sur la durée
Pour le pilier italien Simone Ferrari, les performances récentes ne doivent rien au hasard. Selon lui, cette évolution est le fruit d’un travail entamé depuis plusieurs années.
Les résultats marquants face aux grandes nations et la solidité affichée contre l’Écosse ou l’Irlande traduisent une montée en puissance structurelle. L’Italie ne se voit plus comme la candidate naturelle à la « cuillère de bois ».
Portée par des joueurs comme Ange Capuozzo et Tommaso Menoncello, la sélection transalpine affiche désormais un visage ambitieux et décomplexé.
Respect mais aucune peur des Bleus
Malgré une courte défaite en Irlande, les Italiens estiment avoir prouvé qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures nations.
Simone Ferrari refuse toutefois tout excès de confiance. Il reconnaît la puissance collective française, la qualité de la charnière menée par Antoine Dupont, la force du paquet d’avants et la profondeur d’effectif.
Mais ce respect ne s’accompagne plus de crainte. L’Italie veut désormais jouer pour gagner.
Rivaliser pour frapper un grand coup
Le message est clair : la Nazionale ne vient plus pour apprendre, mais pour s’imposer. L’objectif est de transformer les progrès affichés en exploit comptable.
Pour Simone Ferrari, il ne manque que davantage de précision et un brin de réussite pour franchir le dernier palier. L’Italie se sent prête à bousculer l’ordre établi.
Les hommes de Fabien Galthié sont donc prévenus : ils affronteront une équipe qui a troqué ses complexes contre une ambition assumée.
Cette nouvelle Italie ne se contente plus d’exister dans le Tournoi : elle veut peser. Forte d’une progression patiemment construite et d’une génération talentueuse emmenée par Ange Capuozzo et Tommaso Menoncello, la Nazionale aborde ce choc avec une confiance assumée.
Face au XV de France, le défi sera immense. Mais pour les hommes de Gonzalo Quesada, l’heure n’est plus à l’apprentissage. L’Italie veut confirmer qu’elle appartient désormais au premier plan européen et prouver que sa montée en puissance n’a rien d’un feu de paille.