L’EPCR n’a émis aucune citation disciplinaire contre le demi de mêlée de l’Union Bordeaux-Bègles.
Et cette non-sanction n’est pas un coup de chance : c’est le résultat d’une procédure réglementaire codifiée que Bath n’a tout simplement pas respectée. Maxime Lucu jouera la finale de Champions Cup le 23 mai à Bilbao.
Lucu échappe à la sanction : comment fonctionne la procédure EPCR
Le règlement de l’EPCR est précis, et il ne souffre aucune exception. Dès le coup d’envoi d’un match, deux délais s’enclenchent simultanément. Bath disposait de 26 heures pour signaler officiellement l’incident au Commissaire à la citation. Ce dernier avait ensuite 50 heures supplémentaires pour procéder à une citation formelle.
Ces deux fenêtres sont désormais fermées. Depuis ce mercredi, toute procédure disciplinaire est réglementairement impossible. L’EPCR n’a pas agi, et ne pouvait plus agir.
La polémique a saturé les médias britanniques et les réseaux sociaux. Mais l’agitation médiatique ne se substitue pas à une saisine officielle. Bath n’a pas respecté la procédure. Lucu est libre de jouer.
Sa présence n’est pas anodine. À 33 ans, le demi de mêlée est le cerveau opérationnel de l’UBB. Yannick Bru, son entraîneur, résume son rôle sans détour : « C’est un joueur fantastique, c’est comme si vous aviez un autre coach sur le terrain » (Actu.fr, 4 mai 2026).
La polémique anglaise : trois contacts à la tête dénoncés par Bath
Samedi, l’UBB élimine Bath 38 à 26 en demi-finale de Champions Cup (3 mai 2026). Une victoire nette, mais une rencontre physique qui laisse des traces.
En conférence de presse, Johann van Graan, manager de Bath, monte au créneau. Il dénonce trois contacts à la tête sur son joueur Alfie Barbeary : à la 19e minute par Lamothe, à la 23e par Coleman, et à la 42e par Lucu (Actu.fr, 4 mai 2026). C’est ce dernier plaquage, tête contre tête, qui concentre toutes les critiques.
Les images circulent. La pression monte sur l’EPCR pour qu’il agisse. Mais la pression n’est pas une procédure.
Cédric Beaudou, rédacteur en chef rugby à France Télévisions, apporte un éclairage technique : « C’est impossible de cacher une image. C’est l’arbitre vidéo qui dicte les images qui passent à l’antenne » (Actu.fr, 4 mai 2026). L’arbitre vidéo a vu les images en temps réel et n’a pas sanctionné. Bath n’a pas saisi l’EPCR dans les délais. Le dossier est clos.
Pourquoi la présence de Lucu change tout pour l’UBB en finale
L’UBB dispute sa deuxième finale consécutive de Champions Cup après la défaite contre le Leinster en 2025. Mais face au Leinster, le 23 mai à Bilbao, la marche sera encore plus haute.
Le Leinster a remporté cinq Champions Cup et reste le club le plus titré de l’histoire de la compétition. Pour rivaliser, l’UBB a besoin de tous ses cadres. Et Lucu est le premier d’entre eux.
À 33 ans, le demi de mêlée sait que ces finales européennes ne se représentent pas indéfiniment. Sa lecture du jeu, sa gestion du tempo, sa capacité à orienter les décisions en temps réel : autant d’atouts que l’UBB ne peut pas se permettre de perdre sur blessure disciplinaire.
Lucu jouera la finale parce que Bath n’a pas respecté la procédure réglementaire, pas parce que l’EPCR a fermé les yeux. Son leader tactique sera sur le terrain face au Leinster le 23 mai à Bilbao.
Cette procédure réglementaire stricte vous semble-t-elle adaptée, ou devrait-elle prévoir une exception pour les incidents graves non sanctionnés en temps réel ?« `