Ntamack-Jalibert enfin réunis : le duo de rêve des Bleus de retour depuis 2023
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Après trois ans d’absence commune, Ntamack et Jalibert pourraient enfin être réunis au sein du XV de France pour affronter l’Australie le 7 juillet mais pas dans la configuration attendue.
Les blessures en cascade de Penaud et Spring ouvrent une fenêtre tactique que le staff de Galthié prépare activement : remplacer Jalibert à l’arrière et confier l’ouverture à Ntamack. Pour les supporters des Bleus, c’est le retour du duo offensif rêvé depuis 2023 mais sous une forme jamais testée en match officiel. Cet article explique pourquoi cette configuration est la vraie solution du staff, pas un simple fantasme de fans, et ce qu’elle change tactiquement.
Ntamack-Jalibert : comment les forfaits de Penaud et Spring relancent le duo
Damian Penaud s’est blessé au mollet face aux All Blacks. Il s’agit d’un forfait pour Brisbane. Dans la foulée, Max Spring a quitté ce même match avec dix points de suture au genou droit, dans l’incapacité de pincer la jambe. Son forfait contre l’Australie est probable.
Ces deux absences simultanées créent un vide dans le couloir droit et à l’arrière. Le staff de Fabien Galthié a une réponse : décaler Jalibert au poste 15, libérer le 10 pour Ntamack . Aaron Grandidier-Nkanang, ailier de la Section Paloise, devrait prendre la place de Penaud à l’aile.
C’est une piste travaillée activement par le staff. La condition reste le forfait officiel de Spring mais les signaux pointent clairement dans cette direction.
Ce qui rend ce scénario intéressant, c’est que le dernier match commun de Ntamack et Jalibert en Bleu remonte au Tournoi des 6 Nations 2023, en Irlande soit plus de trois ans d’absence commune. Ntamack a ensuite subi une blessure au rein le 28 décembre, avec 40 jours sans contact physique prescrits par l’urologue du Stade Toulousain. Trois ans d’attente pour une réunion sous une forme inédite.
Pourquoi Jalibert à l’arrière changer tout : la leçon de 2021
Mettons les choses au clair : le duo Ntamack-Jalibert, sur l’un du déjà vu. Et ça n’avait pas franchement emballé.
En 10-12 lors de la tournée d’automne 2021, l’association n’avait pas donné satisfaction. Deux profils trop proches dans la même ligne, une superposition de qualités similaires, un manque de lisibilité dans le jeu. Le staff avait tiré ses conclusions.
Ce que propose le scénario de Brisbane, c’est fondamentalement différent. Jalibert à l’arrière, c’est un joueur qui apporte de la gestion, du jeu au pied, une capacité à réguler le rythme aux côtés d’Antoine Dupont. Ntamack à l’ouverture, c’est le profil instinctif et créatif qui fonctionne sur le principe « chaud-froid » avec Dupont l’un qui accélère, l’autre qui cadence.
François Trinh-Duc, ancien ouvreur des Bleus , la formule clairement : « Avoir deux joueurs de niveau international avec des profils différents, c’est une force. » C’est exactement ce que la configuration 10-12 de 2021 ne permettait pas.
Un point s’impose. Ntamack peine encore à retrouver toutes ses sensations physiques après sa blessure au rein. Yachvili estime d’ailleurs que Jalibert se situe actuellement au-dessus de Ntamack en termes de forme. Placer Jalibert à l’arrière poste où il peut s’exprimer pleinement tout en donnant l’ouverture à Ntamack, c’est une façon de maximiser les deux joueurs de Rugby sans surexposer celui qui revient de loin.
France-Australie : le test grandeur nature d’une nouvelle arme offensive
Le match se joue le samedi 7 juillet 2026 à 9h40 (heure française) à Brisbane, sur TF1.
Le contexte est favorable aux Bleus : la France n’a pas perdu contre l’Australie depuis cinq ans. Mais jouer en Australie, face à des Wallabies qui défendent leur territoire, avec une charnière inédite en match officiel c’est un vrai test de maturité collective.
La complémentarité Ntamack-Jalibert en 10-15 répond exactement à cette logique : Ntamack instinctif, créatif, capable de déclencher quelque chose sur une demi-occasion. Jalibert à l’arrière pour gérer, mettre en jeu, réguler avec Dupont.
Dupont qui orchestre, Ntamack qui improvise, Jalibert qui cadence : sur le papier, une arme offensive sérieuse. Sur le terrain de Brisbane, ça reste à prouver.
Ce qui est certain : cette configuration n’a jamais été testée en match officiel . Le 7 juillet sera son baptême du feu.
Le retour du duo Ntamack-Jalibert n’est pas un fantasme de supporters : c’est une stratégie construite par le staff pour exploiter une fenêtre tactique créée par les forfaits. Ntamack au 10, Jalibert au 15 une complémentarité jamais testée en match officiel, avec Brisbane comme premier banc d’essai.
Si ça fonctionne à Brisbane, le staff aura-t-il trouvé sa nouvelle arme offensive ou simplement géré une urgence ?