On n’attendait pas l’UBB à ce niveau-là, mais ses avants ont étouffé Toulouse

Maxime Lucu

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Publié le avril 13, 2026

L’UBB a remporté son quart de finale de Champions Cup face à Toulouse (30-15) en imposant une domination au sol inattendue, portée par des avants galvanisés par des années de doutes.

Maxime Lucu et ses coéquipiers ont écrasé Toulouse au sol, confirmant que le pack bordelais n’est pas la faiblesse qu’on décrit depuis des années. Cette victoire bouleverse tous les pronostics sur les forces réelles de l’UBB.

« Aujourd’hui ce sont les avants qui ont été incroyables, les huit de devant et les six remplaçants », déclarait Maxime Lucu après la rencontre. « Ils sont très vexés de ce qu’ils peuvent lire et entendre ces dernières années. Et ils avaient coché ce match contre Toulouse » (La Dépêche).

Les avants bordelais ont étouffé Toulouse au sol : comment Jefferson Poirot et ses coéquipiers ont pris le contrôle

Jefferson Poirot a donné le ton dès la 4e minute avec un grattage parfait. Le pilier bordelais a récidivé à la 37e minute, prouvant que l’UBB maîtrisait parfaitement les zones de ruck.

L’UBB a effectué deux contre-rucks décisifs aux 18e et 30e minutes (Analyse du match). Ces actions ont cassé le rythme toulousain et permis aux Bordelais de récupérer des ballons précieux en territoire adverse.

« Les avants ont fait un gros match », soulignait Shaun Sowerby. « C’était obligatoire pour espérer rivaliser face au Stade toulousain. Cela a permis à l’équipe de prendre une forme de supériorité. »

Même Jack Willis, auteur de 3 turn-overs gagnants pour Toulouse (Sud Ouest), n’a pas suffi face à cette supériorité physique bordelaise. Le pack de l’UBB a enfin montré sa vraie valeur face au tenant du titre européen.

Ben Tameifuna et la revanche des remplaçants : quand l’UBB a scellé le match en deuxième période

Ben Tameifuna est entré en jeu à la 50e minute et a inscrit un essai décisif (L’Équipe). Le pilier tongien a apporté la puissance nécessaire pour enfoncer définitivement la défense toulousaine.

Tameifuna et Matis Perchaud ont gratté des ballons clés en deuxième période, aux 62e et 66e minutes (Analyse du match). Ces actions ont privé Toulouse de ses dernières cartouches offensives.

Maxime Lucu a effectué 18 plaquages et a été élu homme du match (Sud Ouest). Le demi de mêlée bordelais a incarné cette rage collective qui animait l’ensemble du pack.

Quand Toulouse s’essoufflait, l’UBB injectait fraîcheur et motivation depuis son banc.

La vexation comme arme : pourquoi les avants de l’UBB ont enfin prouvé tort à leurs critiques

« Si on devait être vexé à chaque fois qu’on entend que l’UBB a un paquet d’avant qui n’est pas digne de ce nom, on serait vexé toutes les semaines », confiait Maxime Lamothe. « Mais nous, on a confiance en nous, on sait la valeur qu’on a » (La Dépêche).

Cette vexation récurrente du pack s’est transformée en carburant. Les critiques médiatiques répétées ont forgé une mentalité de revanche chez ces avants.

L’UBB signe sa deuxième victoire consécutive contre Toulouse cette saison. Cette domination récurrente sur le rival historique prouve que la performance n’était pas un accident.

En se qualifiant pour les demi-finales de Champions Cup, le pack bordelais arrive avec une confiance nouvelle. Fini le temps où les avants de l’UBB étaient considérés comme le maillon faible.

L’UBB a transformé la vexation en victoire : ses avants ne sont plus une question, mais une réponse. En demi-finale, ce pack arrive avec une confiance nouvelle. Après avoir étouffé Toulouse, l’UBB peut-elle vraiment surprendre en demi-finale ?

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