« Petit cul-sec ? » : la tradition de Macron aux vestiaires de Toulouse s’arrête au jus d’orange
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement
Toulouse vient de remporter sa quatrième finale consécutive du Top 14, 28-20 face à Montpellier, et Macron s’est rendu dans les vestiaires comme il l’a fait chaque année depuis 2023.
La question était posée d’avance : allait-il renouveler son fameux cul-sec de bière ? Sauf que cette année, une canicule à 48°C ressentis sur la pelouse du Stade de France a tout changé, transformant une tradition en anecdote savoureuse.
Quatre ans de cul-sec : comment la tradition présidentielle est née
Tout commence en juin 2023. Toulouse bat La Rochelle 29-26 en finale du Top 14, Macron débarque dans les vestiaires, et les joueurs l’embarquent dans leur célébration. Une bière cul-sec plus tard, Canal+ diffuse la scène, elle devient virale en quelques heures. Personne n’avait prévu que ça deviendrait un rituel mais ça l’est devenu.
En 2024, rebelote : Toulouse bat Montpellier 29-13 en finale, Macron remet le couvert dans les vestiaires, bière à la main. En 2025, même scénario : Toulouse bat l’Union Bordeaux-Bègles 39-33 après prolongation, Macron renouvelle le geste. La tradition est installée.
Au total, quatre visites consécutives aux vestiaires toulousains entre 2023 et 2026, toutes avec Toulouse vainqueur. Macron ne s’est jamais rendu dans des vestiaires perdants. Coïncidence ou grigri présidentiel, les Toulousains ne s’en plaignent pas.
Le 28 juin 2026, quelque chose d’inédit s’est produit : pour la première fois, il n’y avait pas de bière.
« Il n’y a pas de bière » : quand la canicule interrompt une tradition
C’est Thibaud Flament, la deuxième ligne du Stade Toulousain, qui a lancé la question rituelle : « Petit cul-sec ou pas ? » La réponse de Macron a immédiatement planté le décor : « Mais il n’y a pas de bière, il n’y a pas de bières les gars. »
La cause est officielle et sans appel. La préfecture de Seine-Saint-Denis a pris un arrêté interdisant la vente et la consommation d’alcool dans l’enceinte et aux abords du Stade de France pour la finale, en raison des températures ressenties à 48°C sur la pelouse. L’arrêté avait d’abord prévu une interdiction limitée à la voie publique, avant d’être renforcée à l’intérieur du stade face à la persistance de la canicule. Résultat : vestiaires secs, tradition à l’arrêt.
Un joueur toulousain a alors proposé la solution de substitution : « Cul-sec de jus d’orange. » Et quand un autre joueur a pointé Macron du doigt en lançant « C’est toi non ? C’est de sa » , le président a faute a répondu avec un sourire : « Non ce n’est pas moi. Si tu veux, c’est de ma faute. »
Le jus d’orange, finalement, c’est peut-être le meilleur gag de la soirée.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a rendu visite aux joueurs toulousains après leur sacre en TOP 14 🙌@StadeToulousain 🔥 pic.twitter.com/It5rYQAFke
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) June 28, 2026
La dernière visite : Macron clôt quatre ans de tradition présidentielle
Passé le moment de rigolade, Macron a dit quelque chose de plus lourd dans ce vestiaire. « Ça fait quatre pour moi, et c’est la dernière. Donc je vous souhaite une cinquième d’affilée l’année prochaine. Malheureusement, je ne serai pas… En tout cas, dans les mêmes conditions, mais derrière vous. »
Son second mandat s’achève en mai 2027. Cette visite était donc bien la dernière en tant que président.
Le contexte sportif donne encore plus de relief à ce moment. Toulouse vient de réaliser un quadruplé historique 2023-2026, égalant le Stade Bordelais de 1904-1907 et leur propre génération des années 1990. C’est le 25e Bouclier de Brennus de club du rugby. Sur les cinq finales du deuxième mandat de Macron, les Toulousains en ont remporté quatre. Et sur ses deux mandats cumulés, six titres de champion de France sont tombés avec lui à l’Élysée : 2019, 2021, 2023, 2024, 2025, 2026.
Une tradition présidentielle née sur un coup de tête en 2023 s’éteint sur une blague au jus d’orange en 2026. Macron ne reviendra pas aux vestiaires toulousains en tant que président, et Toulouse devra trouver un nouveau rituel pour ses futures victoires.