Lors de l’étape de Hong Kong du circuit mondial SVNS 2024 : succès éclatant pour les Bleues, débâcle pour les Bleus.
Les Bleues sur le podium : un bronze qui confirmait la montée en puissance
La médaille de bronze des Bleues à Hong Kong avait validé une dynamique positive. Leur victoire 31-7 contre le Canada en finale pour la troisième place couronnait un parcours maîtrisé. Les Françaises avaient dominé le Japon 22-12 en quarts de finale, avant de s’incliner 21-5 face à l’Australie en demi-finale.
Cette défaite contre les futures finalistes révèle le niveau des Bleues. La Nouvelle-Zélande avait battu l’Australie 19-14 pour remporter le titre féminin.
Le bronze hongkongais confirmait la progression constante de l’équipe de France féminine. Chaque match révélait une équipe organisée, capable de hausser son niveau face aux meilleures nations.
Les Bleus en chute libre : trois défaites qui sonnaient l’alarme
Le tableau masculin racontait une tout autre histoire. Les Bleus avaient enchaîné trois défaites consécutives qui les précipitaient à la 8e place du tournoi. Battus par les Fidji 26-24, la Nouvelle-Zélande 19-10 et le Kenya 21-7, ils avaient sombré sans jamais trouver la solution.
Cette 8e place révèle une équipe dépassée par des adversaires plus aguerris au rugby à 7. Le manque de cohésion sautait aux yeux, particulièrement dans les phases de transition.
La défaite face au Kenya illustrait parfaitement cette débâcle. Perdre de 14 points contre une équipe africaine en progression traduisait un effondrement mental autant que technique.
Deux étapes décisives : la France avait-elle redressé la barre ?
Cette débâcle précoce posait une question cruciale pour la suite du circuit. Hong Kong était la première des trois étapes du circuit mondial SVNS 2024. Valladolid (29-31 mai) et Bordeaux (5-7 juin) offraient deux occasions de rectifier le tir.
Pour les Bleus, l’urgence était absolue. Le public français de Bordeaux attendait une réaction d’orgueil de ses représentants masculins.
Les Bleues pouvaient aborder la suite avec sérénité. Leur bronze hongkongais leur donnait confiance pour viser encore mieux.
Cette performance contrastée avait marqué le début de saison 2024 : un projet féminin en ascension, un projet masculin en détresse.