Rugby

« Si j’avais voulu partir pour l’argent… » : Ramos recadre son choix difficile de quitter Toulouse par une opportunité à un autre poste

Par Maxime Aulne
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Thomas Ramos a choisi de répondre franchement aux soupçons autour de son départ du Stade Toulousain : pour lui, le Racing 92 n’est pas une affaire d’argent, mais une question de rôle et de jeu.

Le départ programmé de Thomas Ramos du Stade Toulousain reste un sujet sensible. Pas seulement parce qu’il concerne un cadre du XV de France. Surtout parce qu’il touche à une histoire longue, commencée très tôt avec Toulouse, dans un club où l’arrière a grandi sportivement.

Engagé avec le Racing 92 pour la suite de sa carrière, Ramos ne rejoint pas immédiatement le club francilien. Il doit encore disputer une dernière saison avec Toulouse avant de tourner la page. Dans un entretien au Canal Rugby Club, il a voulu clarifier ce choix, en particulier sur un point précis : l’argent.

Ramos refuse de réduire son choix à un salaire

La phrase est directe. « Si j’avais voulu quitter le Stade pour l’argent, je l’aurais certainement fait bien avant », a expliqué Thomas Ramos au Canal Rugby Club. Le message étau une lecture simple de son départ : celle d’un joueur qui aurait quitté Toulouse pour un contrat plus avantageux ailleurs.

Ramos ne nie pas la difficulté de la décision. Il parle même d’un choix compliqué à prendre, parce qu’il quitte un environnement qu’il connaît depuis très longtemps. Il évoque ses coéquipiers, son attachement au club et le poids d’un départ après autant d’années passées dans la même structure.

Mais il insiste sur un point : ce départ serait un « choix réfléchi ». Il estime aussi que limiter son engagement au Stade Toulousain à une question financière serait « réducteur ». La nuance compte dans un dossier pareil, car Ramos ne quitte pas un club anonyme. Il quitte une équipe dominante, installée au sommet du Top 14, où son image est fortement liée aux grandes années récentes.

L’ouverture, le vrai levier du départ vers le Racing 92

Dans son explication, Thomas Ramos ramène surtout le débat sur le terrain. Le Racing 92 l’aurait convaincu avec une idée claire : lui offrir davantage de responsabilités à l’ouverture. « Un repositionnement au poste d’ouvreur, c’est certainement ce qui a fait pencher la balance », a-t-il reconnu.

Ce détail change la lecture du départ. Ramos ne présente pas son choix comme une rupture contre Toulouse, mais comme une recherche d’évolution dans son rôle. Il dit vouloir être « un peu plus au cœur du jeu » et « prendre plus de décisions ». Pour un joueur souvent utilisé à l’arrière, mais capable de peser dans l’animation offensive, l’argument sportif est cohérent.

Ramos affirme également que le Racing est venu le chercher pour jouer à ce poste-là. Cette précision donne du relief à son choix : il ne s’agit pas seulement de changer de maillot, mais d’obtenir une place plus centrale dans le projet de jeu. C’est là que son discours se distingue d’un simple transfert de prestige.

Une dernière saison à Toulouse avant une vraie bascule

Le calendrier rend la situation particulière. Ramos reste encore une saison au Stade Toulousain avant son départ effectif. Il devra donc vivre une année entière avec cette décision déjà connue, dans un club où les supporters scruteront forcément ses prestations et ses prises de parole.

Son passé donne aussi plus de poids à l’affaire. Rugby Amateur recense que « Depuis le début de sa carrière, Thomas RAMOS a été aligné sur 279 feuilles de match. » Ce volume rappelle que son départ ne concerne pas un joueur de passage, mais un élément installé dans le paysage toulousain et français.

Ramos assure que les supporters toulousains ont compris son choix, et que c’est ce qui lui importe. La suite dira surtout comment cette dernière saison sera vécue sportivement : comme une longue transition, ou comme une dernière mission avant le Racing 92. Son recadrage à au moins le mérite de fixer sa version : il ne part pas pour fuir Toulouse, il part pour jouer autrement.

Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

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