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« Si on se met en difficulté sur ce match, on va le traîner par la suite » : avant Toulouse-UBB, on sent que ce match peut compter

Par Maxime Aulne
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Battu à La Rochelle puis diminué par les blessures, Toulouse doit corriger ses failles dès la réception de l’UBB sous peine, prévient Alexandre Roumat, de les traîner pendant la suite de la saison.

Le troisième ligne ne transforme pas cette rencontre en verdict définitif. Il la présente cependant comme un test immédiat pour une équipe toulousaine qui a perdu le fil en conquête et dans le combat d’avants, des éléments indispensables dans le rugby de haut niveau, après une première période plus maîtrisée à La Rochelle.

Face à son ancien club, Roumat attend surtout une réponse collective. L’UBB possède les porteurs, la vitesse dans les rucks et le jeu après contact nécessaire pour appuyer précisément là où Toulouse a souffert.

L’alerte de Roumat vise les failles apparues à La Rochelle

La défaite de la première journée n’a pas seulement laissé un résultat négatif. Toulouse a perdu deux ballons en touche dans les 40 mètres rochelais au début de la seconde période, puis n’a pas réussi à renverser le match malgré plusieurs mauls défendus près de sa ligne en fin de rencontre.

Ces séquences ont guidé le travail de la semaine. Roumat reconnaît que la réalisation technique en touche pourrait être meilleure et que ces munitions pourraient installer une dynamique différente. Le constat devient plus préoccupant lorsque Toulouse subit les impacts : sans plaquage dominant, les possibilités de contre-ruck ou de turnover diminuent.

Roumat estime que le taux de réussite au plaquage a tourné autour de 80 % à La Rochelle, tout en précisant qu’il n’avait pas la statistique exacte en tête. Pour retrouver une défense capable de peser sur le ballon, il fixe la barre au-delà de 90 %. La priorité consiste donc à remettre de l’énergie et de la précision sur toute la durée du match, pas uniquement pendant un mi-temps.

Son avertissement prend ici tout son sens : « si on se met en difficulté sur ce match, on va le traîner par la suite ». Le danger ne réside pas dans une condamnation sportive dès la deuxième journée, mais dans la répétition de faiblesses déjà ciblées par les prochains adversaires.

Une troisième ligne diminuée retrouve Jack Willis

La réponse toulousaine doit être construite avec un effectif réduit. Roumat évoque un groupe qui ne disposerait même pas, professionnels et espoirs réunis, de deux troisièmes lignes complètes. Les joueurs valides suivent davantage de séances et doivent compenser les absences sans laisser baisser le niveau général.

Le retour de Jack Willis constitue donc un renfort majeur. Roumat insiste sur son énergie, son volume de travail et son influence défensive. Sa capacité à contester les ballons peut aider Toulouse, mais la troisième ligne refuse de faire reposer toute la défense sur Willis ou Julien Marchand : les occasions de gratter naîtront d’abord de la qualité collective des impacts.

Le duel possède aussi une dimension personnelle pour Roumat. D’après la fiche publiée par le Stade Toulousain , il a débuté sa carrière professionnelle à Biarritz avant de rejoindre l’UBB en 2017, puis de devenir l’un des hommes forts du pack bordelais pendant cinq saisons. Sa lecture des forces de Bordeaux repose ainsi sur une connaissance profonde du club, en plus des confrontations récentes.

Jack Willis pourrait également retrouver son frère Tom. Roumat décrit deux joueurs de classe mondiale aux profils différents : Jack se distingue davantage en défense, tandis que Tom apporte sa puissance offensive et sa capacité à faire avancer son équipe. Toulouse avait déjà mesuré cette force face aux Saracens en Coupe d’Europe.

Pourquoi l’UBB peut faire payer la moindre erreur

Roumat décrit une équipe bordelaise en confiance, capable d’accélérer après contact et de produire des sorties de balle rapides. Ses mauls, ses pick-and-go et ses porteurs lourds obligeront Toulouse à gagner les premiers impacts pour ralentir les rucks.

Le défi dépasse le combat frontal. L’UBB peut jouer rapidement après les touches ou derrière son demi de mêlée. Matthieu Jalibert ajoute la menace de sanctions jouées sans attendre et d’un jeu au pied long, exploité par des ailiers capables de mettre le premier rideau sous pression.

Toulouse cherchera donc à rivaliser en mêlée et en touche, tout en restant propre dans ses déplacements défensifs. Réduire l’avancée bordelaise permettre de casser le rythme de l’UBB et d’offrir davantage de possibilités aux gratteurs toulousains. À l’inverse, des plaquages ​​manqués ou des ballons perdus en conquête exposaient immédiatement les locaux aux qualités de transition de leur adversaire.

Roumat rappelle que ce rendez-vous ne décidera pas seul de toute la saison. Il donnera néanmoins une première mesure de la réaction toulousaine après La Rochelle. Une victoire refermerait rapidement les débats sur les failles de la première journée ; une nouvelle prestation incomplète installerait des problèmes que les semaines suivantes rendraient plus difficiles à résoudre.

Auteur

Maxime Aulne

Journaliste sportif, fondateur de MVZ Sports et directeur de la publication. Je couvre le cyclisme, le rugby et l'économie du sport, et je réponds de ce qui est publié sur le site.

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