Si Ramos déclare forfait, Kinghorn déjà prêt à prendre le relais à Toulouse
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Ce jeudi, le staff toulousain doit trancher : Thomas Ramos, laissé au repos depuis lundi en raison d’un souci musculaire, sera-t-il apte pour affronter le Racing 92 au Vélodrome demain ?
La question est récurrente en phase finale : qui peut vraiment remplacer Ramos, jugé « plus difficilement remplaçable après Dupont » par les consultants (France Bleu / ICI Occitanie, mai 2025) ? Kinghorn reste le candidat le plus expérimenté mais sa saison 2025-2026 en demi-teinte transforme ce qui devrait être une certitude en pari calculé.
Kinghorn a déjà remplacé Ramos avec succès : le précédent qui légitime sa candidature
Le 25 mai 2024, en demi-finale de Champions Cup contre les Harlequins, Ugo Mola titularise Blair Kinghorn à l’arrière à la place de Thomas Ramos. Kinghorn inscrit 12 points depuis les perches et réalise un plaquage décisif (Wikipedia / XV Ovalie, mai 2024). Toulouse remporte ce match et décroche son 6e titre européen. Ce n’est pas un précédent anodin : c’est une demi-finale européenne, le format le plus exigeant du calendrier.
Ce précédent établit une confiance déjà éprouvée : Mola avait un joueur formé au poste, capable de gérer la pression d’un match à élimination directe.
Kinghorn a été recruté en décembre 2023 précisément pour assurer cette profondeur de poste. Il remplaçait Melvyn Jaminet, parti à Toulon. Polyvalent arrière, ailier, ouverture il est lié au club jusqu’en 2028 (Stade Toulousain, site officiel).
Le scénario d’une incertitude Ramos face au Racing 92 n’est pas non plus inédit. En 2023-2024, Ramos avait déjà été incertain avant un huitième de finale de Champions Cup contre ce même Racing 92, touché à la crête iliaque (MVZ Sports / Le Journal Toulousain). Toulouse sait gérer cette situation. Et Kinghorn en connaît le mode d’emploi.
La saison 2025-2026 de Kinghorn : un doute qui complique le scénario
Planète Rugby le formule clairement : Kinghorn « traverse une période de doute » (Planète Rugby, 17 juin 2026). Cette saison 2025-2026 n’a pas tenu les promesses du précédent européen.
Plusieurs médias spécialisés le placent dans le XV des déceptions du Top 14 2025-2026 : « loin des standards affichés lors de son arrivée à Toulouse », « n’a jamais retrouvé la régularité qui avait fait sa force » (Forum USAP / Top 14 2025-2026, 13 juin 2026).
Cette réalité change le calcul du staff. En 2024, Mola titularisait un Kinghorn en confiance. En 2026, il titulariserait un joueur qui cherche ses repères.
La concurrence interne renforce ce doute. Selon Le Rugbynistere (17 juin 2026), le triangle arrière toulousain constitue un véritable « casse-tête » : Ange Capuozzo, Mathias Remue, mais aussi Gourgues et Pouzelgues sont des options crédibles. Planète Rugby cite explicitement Capuozzo et Remue comme alternatives sérieuses à Kinghorn.
Kinghorn est le plus expérimenté dans ce rôle précis arrière titulaire en phase finale mais pas le mieux en forme de la saison.
Ramos en surcharge : pourquoi cette blessure n’est pas anodine
Thomas Ramos totalise 27 rencontres cette saison 19 avec Toulouse, 8 avec le XV de France (Blog-RCT / info.fr, 17 juin 2026). Il flirte avec le seuil de 30 matchs recommandé par World Rugby. Ce chiffre éclaire la nature du problème.
Ce n’est pas une blessure de contact isolée : c’est l’expression d’une accumulation. Sollicité sur deux fronts en fin de saison longue, Ramos arrive à saturation physique.
La prudence affichée cette semaine repos depuis lundi, décision annoncée ce jeudi traduit une gestion raisonnée, pas une panique. Toulouse a déjà vécu ce scénario. En mai 2025, Ramos était absent pour la demi-finale de Champions Cup contre l’Union Bordeaux-Bègles, touché au mollet une absence jugée « difficile à compenser » par les consultants (France Bleu / ICI Occitanie, 2 mai 2025).
Les consultants avaient raison sur un point : Ramos, c’est du jeu au pied, de la lecture défensive, de la relance sous pression un profil que ni Kinghorn ni Capuozzo ne reproduisent à l’identique.
La bonne nouvelle pour Toulouse, c’est qu’Antoine Dupont a repris l’entraînement avec le groupe après plus d’un mois d’absence. Sa présence redistribue les responsabilités sur le terrain et allège mécaniquement la pression sur l’arrière titulaire ou sur celui qui le remplacera.
Kinghorn reste le candidat le plus expérimenté pour remplacer Ramos, mais sa saison décevante transforme ce qui devrait être une certitude en pari calculé. Toulouse doit trancher aujourd’hui : miser sur le précédent de 2024 ou explorer d’autres pistes.
Et vous : Kinghorn peut-il retrouver son niveau de mai 2024, ou Mola devrait-il miser sur Capuozzo ?