Top 14 ou Coupe d’Europe : Jalibert dit lequel est le plus dur à gagner
Retrouvez MVZ Sports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités sport plus facilement
Double champion d’Europe avec l’Union Bordeaux-Bègles, Matthieu Jalibert a tranché : remporter le Top 14 reste plus difficile que soulever la Coupe d’Europe.
Honoré lundi soir de l’Oscar d’Or Midi Olympique, l’ouvreur de l’UBB et du XV de France revient sur une saison aboutie. Un deuxième titre européen consécutif, un Tournoi des 6 Nations remporté en tant que titulaire avec les Bleus.
Interrogé sur la différence de réussite entre la Champions Cup et le Top 14, il a livré une réponse nette. À ses yeux, le championnat de France reste au-dessus. Et il l’explique sans détour.
Le Top 14, « le championnat le plus dur et le plus dense au monde »
Est-il plus dur aujourd’hui d’être champion de France que champion d’Europe ? « Personnellement, je le pense », tranche Matthieu Jalibert.
Son argument tient en un mot : la régularité. « Le Top 14 exige une régularité de tous les instants sur vingt-six journées d’une intensité physique extrême, suivies de phases finales couperets. » Un marathon où « chaque déplacement est un piège, chaque réception est sous haute tension », toutes les équipes jouant leur survie ou leur qualification.
« Le Top 14 ne vous pardonne aucun trou d’air », insiste-t-il. Un constat qu’illustre sa propre Constance : titulaire sur 84 % de ses feuilles de match en Top 14 (108 titularisations sur 129, pour 28 essais), selon Le Rugby.com.
La Coupe d’Europe, un format taillé pour l’explosivité girondine
À l’inverse, le format européen « convient peut-être mieux aux qualités d’explosivité et de jeu » de l’UBB. Plus court, il récompense une bonne entrée en matière : « si vous négociez bien la phase de poules, vous avez l’avantage précieux de recevoir lors des matchs à élimination directe. »
La preuve : Bordeaux-Bègles a enchaîné deux sacres européens d’affilée, en 2025 et en 2026.
Le Bouclier de Brennus, l’obsession qui reste
Malgré ces titres, le Graal ne change pas. « Le Bouclier de Brennus reste le Graal ultime, celui après lequel nous courons tous », rappelle l’ouvreur de l’UBB, qui a « frôlé le titre il y a deux ans ».
La marche est haute, « notamment face à une armada comme le Stade toulousain ». Un adversaire dont le budget atteignait 55,8 millions d’euros pour la saison 2025-2026, en hausse de 6 millions, faisant du club la plus grosse puissance financière du rugby français selon Sport Buzz Business.
La saison passée, l’UBB a payé son inconstance : des matchs perdus à domicile, une dernière journée ratée, des phases finales manquées. « Louper les phases finales reste un échec lourd à encaisser pour un club du standing de l’UBB », concède-t-il.
Arrivé à Bordeaux en 2016 et sous contrat jusqu’en 2028, Matthieu Jalibert veut ramener « ce bout de bois à Bordeaux ». Actuellement en rééducation après une rechute, il se dit « enfin en paix » avec lui-même. L’objectif, lui, n’a pas bougé.