Trois jours après une victoire retentissante contre Marta Kostyuk, Elsa Jacquemot a vécu un véritable cauchemar au deuxième tour de l’Open d’Australie. Totalement dépassée par Yulia Putintseva, la Française a sombré autant sur le plan tennistique que mental.
L’euphorie n’aura été que de courte durée pour Elsa Jacquemot. Tombeuse de la tête de série Marta Kostyuk lors de son entrée en lice, la jeune Lyonnaise nourrissait de légitimes ambitions à Melbourne. Mais mercredi, face à une Yulia Putintseva pourtant prenable sur le papier, la Française a complètement perdu le fil, quittant prématurément ce tournoi de tennis dès le deuxième tour.
Un match à sens unique et un craquage mental
Dès les premiers échanges, Elsa Jacquemot est apparue en grande difficulté. Incapable d’installer son jeu, la Française a multiplié les erreurs face à une Putintseva solide et expérimentée. Le score sans appel, 6-1, 6-2 en un peu plus d’une heure, illustre parfaitement l’écart constaté sur le court.
Mais au-delà du contenu tennistique, c’est surtout l’attitude de Jacquemot qui a marqué les esprits. Visiblement frustrée, elle s’en est prise à son entourage, critiquant ouvertement les choix tactiques. La tension est montée d’un cran lorsque son entraîneur, excédé, a quitté les tribunes en plein match, laissant sa joueuse livrée à elle-même dans un moment de grande détresse.
Malgré un rappel à l’ordre de son agent et un ultime sursaut pour sauver un jeu, l’issue ne faisait plus aucun doute. La Française avait déjà abandonné mentalement une rencontre qu’elle semblait pourtant en mesure de disputer.
Cette élimination brutale laisse un goût amer pour Elsa Jacquemot, dont le parcours australien aura été marqué par des émotions extrêmes. Capable du meilleur comme du pire, la Lyonnaise repart de Melbourne avec une victoire de prestige mais aussi une lourde leçon sur la gestion de la pression au plus haut niveau. Un épisode qui pourrait laisser des traces, mais aussi servir de point d’appui pour la suite de sa progression.