Au cœur de la polémique après son attitude lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, Pape Thiaw s’expose à une sanction sévère. Un scénario qui n’est pas sans rappeler certains épisodes marquants de son passé.
Héros national au Sénégal depuis le sacre continental, Pape Thiaw traverse désormais une zone de turbulences. Son comportement lors de la finale de la CAN face au Maroc, marqué par une vive contestation arbitrale et une décision radicale en fin de match, pourrait lui coûter très cher. Alors que les instances s’interrogent sur d’éventuelles sanctions, le sélectionneur sénégalais connaît déjà ce type de situation pour l’avoir vécu dans sa carrière de joueur.
Une attitude vivement condamnée par les instances
En demandant à ses joueurs de quitter le terrain après le penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes du temps réglementaire, Pape Thiaw a franchi une ligne rouge aux yeux des autorités du football. Une réaction jugée inacceptable par Gianni Infantino, président de la FIFA, qui a rappelé l’importance du respect des décisions arbitrales et dénoncé des scènes contraires aux valeurs du sport.
Ces propos laissent peu de place au doute : une sanction disciplinaire est à l’étude, et elle pourrait être exemplaire afin d’éviter toute récidive à l’avenir.
Un passé déjà marqué par de lourdes suspensions
Si une longue suspension venait à être prononcée, Pape Thiaw ne serait pas en terrain inconnu. Lorsqu’il évoluait à Lausanne, l’ancien attaquant avait déjà été durement sanctionné après un violent incident lors d’un derby face au Servette FC. Exclu pour voie de fait après une altercation sur le terrain, il avait ensuite agressé un adversaire dans le tunnel menant aux vestiaires, lui brisant le nez.
Cet épisode lui avait valu une suspension de douze matches infligée par la commission de discipline de la Ligue suisse, une décision qui avait marqué un tournant dans sa carrière.
Une image écornée par d’autres affaires judiciaires
Au-delà du rectangle vert, le passé judiciaire de Pape Thiaw refait également surface. Alors joueur à Créteil, il avait été condamné à une peine de prison ferme pour violences conjugales, avant d’obtenir un allègement de sa situation en appel. Un contexte personnel et disciplinaire qui alourdit aujourd’hui son dossier au moment où les instances du football africain et international se penchent sur son cas.
Entre son geste controversé en finale de la CAN et un passé déjà chargé, Pape Thiaw se retrouve dans une position délicate. Si son avenir immédiat à la tête du Sénégal n’est pas encore scellé, une chose est certaine : la sanction à venir pourrait durablement marquer son mandat et fragiliser l’image d’un sélectionneur jusque-là porté aux nues par tout un pays.