Après la victoire de l’OM contre Lens (3-1), Roberto De Zerbi a violemment réagi aux critiques de la presse française, poussant le club à publier un communiqué officiel pour clarifier sa position.
Samedi soir, l’Olympique de Marseille a dominé Lens (3-1) lors de la 19ᵉ journée de Ligue 1. Pourtant, malgré cette performance, l’entraîneur italien Roberto De Zerbi a profité de l’occasion pour attaquer la presse française, qu’il accuse de manque de cohérence dans ses critiques. Ses déclarations ont poussé le club à publier un communiqué officiel pour rappeler sa position face aux médias.
De Zerbi s’en prend à la presse : « Je m’en fous »
Lors de son intervention sur Ligue 1+, De Zerbi a lancé : « Toute la presse française doit se mettre d’accord. Parfois, vous dites qu’on joue mal, et là, tu me dis qu’on marque 44 buts en 19 journées (une première depuis 50 ans). Peut-être que je dois prendre le passeport français pour que vous disiez autre chose ? »
En conférence de presse, il a enfoncé le clou : « C’est à vous de décider si on joue bien ou mal. Je n’ai pas à vous convaincre. Vous écrivez ce que vous voulez. Moi, je réponds comme je l’entends. En italien, on dit : ‘Je m’en fous’. »
Ces propos font écho aux critiques récurrentes dont l’OM et son entraîneur font l’objet, notamment après la lourde défaite contre Liverpool en Ligue des champions (0-3). Pourtant, Cette équipe de football a aussi été applaudie pour son parcours en Trophée des Champions, perdu aux tirs au but face au PSG.
L’OM publie un communiqué pour clarifier sa position
Face à la polémique, le club a réagi par un communiqué officiel : « L’Olympique de Marseille souhaite apporter une clarification institutionnelle concernant certaines interprétations récentes relatives à ses relations avec les médias. La communication du club s’inscrit dans un cadre institutionnel et de gouvernance collective, défini et assumé par la direction. L’OM ne pratique ni boycott ni censure à l’égard des médias. Les décisions prises relèvent de choix stratégiques, fondés sur l’analyse des contextes et du respect de l’institution. Le club attend des journalistes le respect des règles déontologiques et se réserve le droit d’agir en cas de mise en cause infondée. »
Ce texte intervient alors que des rumeurs évoquent un boycott partiel de certains médias, comme L’Équipe et La Provence, par Medhi Benatia, directeur sportif du club.
Les tensions avec certains journalistes
Les relations entre l’OM et la presse se tendent depuis plusieurs semaines. Christophe Dugarry, consultant sur RMC, a été particulièrement visé par De Zerbi pour ses critiques acerbes. Par ailleurs, l’arrivée de Bel-Abbès Bouaissi, ancien journaliste de beIN Sports devenu directeur de la communication de l’OM, a aussi exacerbé les tensions avec certains médias.
Un débat sur la liberté de la presse et le sport
Cette affaire soulève une question plus large : jusqu’où peut aller la critique sportive ? Si les entraîneurs et les clubs sont souvent soumis à un scrutin médiatique intense, la réaction de De Zerbi et le communiqué de l’OM montrent une volonté de reprendre le contrôle du récit. Cependant, le sport reste un espace où la transparence et le débat sont essentiels. La manière dont l’OM gérera cette crise pourrait influencer ses relations futures avec les médias, et in fine, son image auprès des supporters.
Entre réussites sportives et tensions médiatiques, l’OM traverse une période agitée. Roberto De Zerbi et le club ont choisi de répondre aux critiques, mais cette stratégie pourrait-elle se retourner contre eux ?