Est-il déjà au niveau de Nadal, Federer et Djokovic ? Alcaraz suite réponds

Publié le février 8, 2026

À peine sacré à l’Open d’Australie 2026, Carlos Alcaraz ouvre les coulisses d’un titre qui l’a laissé sans sommeil… et déjà tourné vers la suite.

Lundi, à Melbourne, le nouveau champion s’affiche en costume Louis Vuitton avec le trophée Norman Brookes, puis se pose au Crown Towers pour une longue discussion avec MARCA.
Ce qu’il raconte n’a rien d’un after glamour : surtout de l’adrénaline, une nuit hachée, et une saison qui repart tout de suite.

En clair, le titre est là, mais le vrai défi commence maintenant : tenir la cadence sans se perdre.

Une nuit de champion… sans fête et presque sans dormir

Le trophée, il ne l’a même pas gardé près de lui. Alcaraz explique l’avoir confié à son père et à son oncle, “les deux qui peuvent s’en charger le mieux”.

Après la finale, impossible de couper. Il dit être rentré dans sa chambre vers deux heures et demie du matin, sans dîner, avant de grignoter quelque chose et de passer un moment avec son frère et des amis.

Il raconte s’être couché vers quatre heures et demie, avec une matinée déjà remplie. Son plan est simple : récupérer comme il peut, notamment avec un vol à venir.

Les critiques dans un coin de la tête, mais une victoire “pour lui”

Alcaraz dit avoir vu passer des commentaires, des avis, des jugements. Il insiste : critiques ou compliments, il essaie de tout prendre “de la bonne manière”.

Mais une fois le titre gagné, il admet avoir pensé à ceux qui l’attendaient au tournant, ceux qui imaginaient un mauvais tournoi ou une élimination rapide.

Sans régler de comptes, il résume son état d’esprit : il n’a rien fait “pour démontrer” quoi que ce soit. Il l’a fait pour lui, point.

La suite immédiate : récupérer, puis viser ce qu’il n’a pas encore

Il décrit les deux semaines de Melbourne comme “très intenses”, chargées en émotions et exigeantes mentalement. Là, il veut d’abord s’arrêter, rentrer, souffler, et voir comment le corps et la tête répondent dans les prochains jours.

Sur ses objectifs, il refuse de classer. Il dit que Roland-Garros reste un repère, tout en rappelant qu’il l’a déjà gagné deux fois, et que “nunca es suficiente”.

Il ajoute qu’il lui manque encore les ATP Finals et la Coupe Davis : trois objectifs clairs, mais pas de hiérarchie affichée.

Le clan autour de lui, Nadal à Melbourne, et l’envie de “donner autre chose”

Dans l’entretien, Alcaraz met aussi en avant Samuel López : il dit savoir “de quoi il est capable” et raconte l’émotion qu’il perçoit quand Samuel parle tennis avec son père. Il indique aussi que son frère Álvaro aura “plus de protagonisme”, même si rien n’est figé sur les tournois où il voyagera seul, Samuel étant annoncé sur la majorité des déplacements.

Il revient sur son échange avec Rafael Nadal juste après la finale, à la Rod Laver Arena : félicitations, quelques mots sur le match, et un moment qu’il dit marquant. Source 1 : “Fue especial darme un abrazo con Rafa con el trofeo en mi mano”.

Enfin, il expose son moteur sportif au-delà des titres : proposer une manière de jouer qui accroche, y compris ceux qui se lassent du tennis. Source 1 : “Yo intento dar a la gente algo distinto”. Et quand on le pousse sur le “Big Three”, il se freine lui-même : pour “s’asseoir à la même table”, il parle d’une carrière longue et de titres saison après saison.

Ce qui ressort, c’est un champion qui ne vend pas une posture : il parle fatigue, entourage, et ambition avec la même franchise. Son discours est moins “je viens de gagner” que “je dois durer”, en gardant ce qui fait sa différence.

Alcaraz quitte Melbourne avec un trophée, mais surtout avec une ligne de conduite : récupérer vite, continuer fort, rester lui-même.
Et au final, c’est peut-être ça le plus dur après un Grand Chelem : remettre la machine en route sans se cramer.

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