« je n’ai pas grand chose à faire » : Louis Bielle-Biarrey toujours humble aprés son sacre de meilleur joueur

Louis Bielle-Biarrey

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Publié le avril 3, 2026

Avec 44% des votes et 9 essais marqués au récent Tournoi des Six-Nations, Louis Bielle-Biarrey a remporté le titre de meilleur joueur mais préfère créditer ses coéquipiers.

À 21 ans, l’ailier de Bordeaux-Bègles devient le plus jeune lauréat du Pat Marshall Memorial Award depuis Jonah Lomu en 1995. Dans un sport où l’ego domine, son humilité détonne.

« Je n’ai pas grand chose à faire » : comment Bielle-Biarrey minimise ses 9 essais

Neuf essais en cinq matchs. Meilleur marqueur du Tournoi (statistiques officielles). Quatre réalisations contre l’Angleterre à lui seul. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Pourtant, Louis Bielle-Biarrey refuse de s’en attribuer le mérite : « Je n’ai pas grand chose à faire, c’est Antoine, Matthieu et Thomas qui jouent à la perfection. » L’ailier de l’équipe de France transforme ses exploits en simple conséquence du travail collectif.

« Mes neuf essais ? J’ai la chance de jouer avec des joueurs fantastiques qui me mettent dans des dispositions qui me permettent de marquer des essais », poursuit-il. Un ailier dépend des passes de ses coéquipiers, mais minimiser à ce point sa contribution relève d’une philosophie plus profonde.

Un trophée qui ne lui appartient pas : la gratitude de Bielle-Biarrey

« Recevoir des trophées comme ça, ce n’est pas neutre, j’ai des pensées pour mon club formateur de Grenoble, mes coéquipiers, mes proches, mon club de Bordeaux. » Cette déclaration révèle une maturité rare chez un joueur de 21 ans.

Selon France 3,Bielle-Biarrey refuse de considérer sa récompense comme purement individuelle. Son parcours explique cette gratitude : formé à Grenoble avant de rejoindre Bordeaux-Bègles, il n’oublie jamais ses racines. Chaque succès devient l’occasion de remercier ceux qui l’ont accompagné.

Cette exigence transparaît dans sa préparation : « Même pendant les entraînements, j’ai du mal à ne pas être à 100%. Mon jeu demande pas mal d’intensité. » L’humilité n’exclut pas l’exigence personnelle. Au contraire, elle la nourrit.

Un cercle très fermé : seulement 3 Français avant lui

Le Pat Marshall Memorial Award récompense le meilleur joueur du Tournoi des Six-Nations depuis 1977. En près de cinquante ans, seuls deux autres Français l’ont remporté : Jean-Pierre Rives en 1981 et Antoine Dupont en 2021 (British Rugby Union Writers’ Club).

Bielle-Biarrey devient également le plus jeune lauréat depuis Jonah Lomu en 1995 (British Rugby Union Writers’ Club). Une double rareté qui rend son humilité remarquable.

Pourtant, l’ailier français choisit la voie inverse. Il transforme cette consécration en hommage collectif. Cette approche le distingue autant que ses performances sur le terrain. Dans le rugby moderne, cette humilité devient aussi précieuse que ses neuf essais.

Bielle-Biarrey incarne une rareté dans le sport moderne : un champion qui refuse de se voir comme tel. À 21 ans, il a déjà compris ce que beaucoup de champions mettent des années à apprendre. Une leçon rare dans le sport moderne : les trophées individuels ne valent que par le collectif qui les rend possibles.

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