« On mérite cette opportunité » : Jefferson Poirot affiche ses ambitions avant de défier le géant toulousain

Jefferson Poirot

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Publié le avril 7, 2026

Face au pack du XV de France réuni à Toulouse, Jefferson Poirot affichait une confiance tranquille : l’UBB avait mérité cette opportunité en dominant la phase de poules et entendait le prouver ce dimanche.

L’UBB a affronté le Stade Toulousain ce dimanche en quart de finale de Champions Cup. L’affrontement de l’année : le leader de la phase de poules contre le géant français. Jefferson Poirot, leader du pack bordelais, préparait mentalement son équipe à ce défi majeur.

« On joue contre le pack de l’équipe de France » : Poirot énumérait les forces adverses sans détour

Jefferson Poirot ne se voilait pas la face. « On joue contre le pack de l’équipe de France. Tu peux ajouter Jack Willis, le meilleur joueur du championnat l’année dernière. Tu peux ajouter Antoine Dupont et Thomas Ramos« , énumérait le pilier gauche bordelais.

Cette lucidité impressionnait. L’ancien international français connaissait ces joueurs toulousains, ce qui expliquait son analyse précise et sa confiance mesurée. Il savait que Toulouse avait remporté la finale du Top 14 face à Bordeaux 39-33 après prolongation (Sud Ouest).

Pourtant, Poirot gardait en mémoire un précédent encourageant : l’UBB avait battu Toulouse 35-18 en demi-finales de Champions Cup la saison dernière (Orange Sports). Un contraste qui nourrissait ses ambitions.

Une attaque dominante et un projet collectif : les vraies armes de Bordeaux

Les chiffres parlaient pour l’UBB. L’équipe avait terminé la phase de poules au premier rang avec la meilleure attaque de la compétition : 237 points et 36 essais (Sud Ouest). Ces statistiques donnaient du poids aux ambitions affichées.

« Quand il y a le Stade Toulousain dans le tableau, tu dis : bon, il va falloir gagner tout le monde pour passer. On a envie de se confronter à ces équipes-là et de montrer qu’on a progressé », confiait Maxime Lucu, demi de mêlée de l’UBB.

Poirot complétait cette vision : « C’est un défi mais on est content de notre travail et on mérite cette opportunité. » Cette phrase résumait l’état d’esprit bordelais. Pas d’arrogance, mais une confiance bâtie sur des résultats concrets.

Le rôle invisible du leader : rassembler plutôt que motiver

« Tu sens que tu n’as pas besoin de trop parler. À part rassembler, garder les mecs ensemble, rester bien collé au projet, faire attention à ce que chacun connaisse son rôle », révélait Jefferson Poirot sur sa philosophie de leadership.

Cette approche discrète tranchait avec l’image du capitaine qui harangue ses troupes. Le pilier gauche expérimenté privilégiait la cohésion à l’exaltation. Une méthode qui semblait porter ses fruits au vu du parcours de l’UBB.

Noel McNamara, manager de l’UBB, partageait cette vision collective : « On va affronter le pack du XV de France. Mais notre force, c’est qu’on joue à quinze. » Une phrase qui résumait l’ambition bordelaise face au défi majeur qui l’attendait.

Jefferson Poirot incarnait une ambition rare dans le rugby français : celle qui ne crie pas, mais qui agit. Ce dimanche, l’UBB a eu l’occasion de prouver que cette confiance tranquille n’était pas de l’arrogance, mais de la lucidité. Le résultat de cette confrontation révélera si Bordeaux a pu renverser le géant toulousain.

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