Patrick Goffi, président du FC Grenoble, a tranché : le club ne recrutera pas Pierre Caillet, condamné pour violences conjugales, car « rien ne peut dépasser l’éthique ».
Le FC Grenoble a officiellement renoncé à recruter l’ancien entraîneur de Béziers après sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Le président a maintenu sa position malgré les menaces de grève de ses joueurs.
Caillet condamné : le moment où Grenoble a dit non
Pierre Caillet a été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales le 30 mars 2026. L’ancien entraîneur de Béziers négociait un poste de manager avec Grenoble.
Les négociations avaient débuté avant la condamnation. Dès l’annonce du verdict, Patrick Goffi a stoppé les discussions. « À partir du moment où il est condamné, les choses sont établies, il ne peut pas être associé au club » (Patrick Goffi, 7 avril 2026).
La décision a provoqué des tensions : des joueurs ont menacé de faire grève.
« Les actes doivent être en accord avec les discours » : Goffi face aux pressions
Des joueurs ont menacé de faire grève, estimant que Caillet méritait une seconde chance.
Patrick Goffi n’a pas cédé. « Ce n’est pas parce qu’ils ont voulu faire grève que j’ai cédé. Il faut que les actes soient en accord avec les discours » (Patrick Goffi, 7 avril 2026). Le président invoque le rôle éducatif du club.
« Rien ne peut dépasser l’éthique. Rien ne prime sur le rôle éducatif que nous avons » (Patrick Goffi, 7 avril 2026).
Une politique éthique assumée : le précédent Nadau
Grenoble avait déjà appliqué cette ligne avec Nicolas Nadau. Le club refuse de dissocier performance sportive et responsabilité morale.
Le club encadre des sections amateur et féminine avec de jeunes joueurs, justifiant cette approche éducative.
Peu de clubs professionnels français osent prendre de telles positions. La pression des résultats pousse souvent à fermer les yeux sur les casiers judiciaires. Grenoble fait le choix inverse, quitte à se priver de compétences reconnues.
Grenoble place ses valeurs avant ses ambitions sportives, une position rare dans le rugby professionnel français.