“Encore un gros défi” : Lucu prévient, Bath pourrait bien poser un énorme problème à l’UBB

Maxime Lucu

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Publié le avril 30, 2026

La demi-finale de Champions Cup face à Bath au stade Atlantique de Bordeaux s’annonce comme un tournant.

Les Bordelais ont éliminé Toulouse, mais reconnaissent que les champions d’Angleterre constituent un obstacle d’une autre envergure. Les avertissements de Lucu, Lamothe, Sowerby et Bru donnent la réponse.

Finn Russell et le pack anglais : pourquoi Bath pose un problème différent

Maxime Lucu ne mâche pas ses mots. Le capitaine et demi de mêlée de l’UBB désigne Finn Russell comme un « maître à jouer incroyable » : ce n’est pas de la politesse d’après-match, c’est un avertissement tactique.

Russell, plus d’une centaine de sélections avec l’Écosse, est l’un des ouvreurs les plus déstabilisants d’Europe. Passé par le Racing de 2018 à 2023, il connaît le rugby français mieux que quiconque. À Bath, il a trouvé un cadre taillé pour ses qualités : un pack dominant, une troisième ligne redoutable, une organisation collective qui lui laisse toute latitude pour improviser.

Maxime Lamothe, talonneur de l’UBB, confirme le diagnostic : « Ils ont un métronome en numéro 10 qui fait très bien jouer son équipe. On sait que c’est un gros calibre qui va venir ici. » (29/04/2026)

Bath est une machine construite autour de lui. Champion d’Angleterre en titre, Bath a aussi remporté la Challenge Cup la saison précédente selon Lucu avant même d’accéder à la Champions Cup.

Une équipe qui domine depuis deux ans : le contexte qui change tout

Ce qui inquiète vraiment l’UBB, ce n’est pas un pic de forme. C’est une domination structurelle installée dans la durée.

Lucu le formule clairement : « C’est l’une des grosses équipes de la compétition depuis maintenant deux ans. On le disait l’année dernière, ils ont gagné la Challenge Cup mais ils méritaient d’être en Champions Cup. Ils dominent aussi le championnat anglais depuis quelques années. C’est une équipe qui est forte et qui joue énormément. » (29/04/2026)

Shaun Sowerby, entraîneur des avants de l’UBB, ajoute un élément concret : Bath a battu Northampton en quart de finale de Champions Cup (29/04/2026). Or, l’UBB connaît bien Northampton c’est l’équipe qu’elle a affrontée en finale la saison passée. « On sait que c’est une équipe avec beaucoup de talent qui est capable de gagner des titres », conclut Sowerby.

Bath a éliminé une équipe que Bordeaux n’a pas réussi à battre en finale.

Lucu emploie une formule qui dit tout : « Le chemin de croix est encore en marche. » (29/04/2026) Après Toulouse, Bath. Chaque adversaire est plus difficile que le précédent.

L’infirmerie bordelaise complique encore la donne

L’UBB n’affronte pas Bath dans ses meilleures conditions. Jefferson Poirot a reçu un carton orange à la 79e minute lors du match contre Montpellier. Il risque de manquer la demi-finale après passage en commission de discipline.

Les chiffres donnent la mesure de la perte : Poirot a disputé 23 matchs cette saison, dont 17 comme titulaire. C’est l’un des piliers les plus utilisés du groupe bordelais.

Yannick Bru, entraîneur de l’UBB, ne cache pas sa déception : « C’est une des mauvaises nouvelles de la soirée, parce que s’il y a bien un joueur qui méritait de jouer cette demie, c’est Jeff. »

Affronter Bath sans l’un de ses meilleurs avants, face à un pack anglais identifié comme le point fort de l’adversaire : la donne est défavorable. L’UBB devra trouver des solutions en première ligne face à une équipe qui construit précisément son jeu sur la domination physique.

L’UBB a battu Toulouse, mais Bath est dominante depuis deux ans et l’UBB aborde cette demi-finale sans l’un de ses meilleurs avants. Le « chemin de croix » dont parle Lucu n’est pas une figure de style : c’est la réalité d’une demi-finale où chaque détail compte.

L’UBB peut-elle gagner sans Poirot, face à un pack anglais que même Toulouse n’a pas affronté cette saison ?

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