Zach Mercer ne sera pas titulaire samedi contre le Leinster en Champions Cup, mais entrera en seconde mi-temps.
Après un retour compliqué en France, le numéro 8 anglais n’a pas encore convaincu Luca Licata et ce match européen sera le vrai étalon.
Montauban et Bayonne : des signaux positifs, mais pas suffisants pour valider le retour de Mercer
Mercer a joué, Mercer a pesé. Contre Montauban puis contre Bayonne, le numéro 8 anglais a montré des choses encourageantes. Mais Luca Licata refuse d’aller plus loin.
« On ne peut pas dire qu’on a retrouvé le vrai Zach Mercer sur les deux derniers matches du Top 14 », tranche l’expert. Le ton est bienveillant, mais le message est clair.
Montauban et Bayonne sont deux équipes en fin de saison, sans enjeu réel. Elles ne défendent plus grand-chose, ne pressent plus avec la même intensité. Des adversaires pour reprendre confiance, pas pour se jauger.
Licata le dit sans détour : « Sans manquer de respect à Montauban et à Bayonne, des équipes qui n’ont plus rien à jouer cette saison, ne sont pas les plus concernées. Mais ça fait plaisir de revoir Zach Mercer à ce niveau. On a besoin de le voir face à un cador européen. »
Le Mercer de référence, celui qui s’était imposé comme l’un des meilleurs joueurs de son poste en Top 14 sous le maillot de Montpellier, ne se mesure pas à des équipes déjà en vacances mentalement. Son arrivée au RCT comme recrue phare avait suscité des attentes précises. Ces deux matchs ne les valident pas encore.
Le Leinster, le vrai test : pourquoi ce match décidera du retour de Mercer
Le Leinster, c’est une autre planète. Club le plus titré d’Europe, machine à produire des internationaux, référence absolue du rugby continental. Sur ce terrain, même en seconde mi-temps, chaque ballon coûte cher.
Licata ne s’en cache pas : « On a besoin de le voir face à un cador européen. » Pas face à une équipe qui subit sa saison. Face à une équipe qui impose son rythme, sa densité physique, son intelligence collective.
Mercer n’aura pas 80 minutes pour s’installer. Il aura 40 minutes, peut-être moins. Quarante minutes pour exister dans un match de Champions Cup à enjeu direct.
Licata précise le scénario attendu : « Je ne le vois pas aligné samedi contre le Leinster. Il rentrera sûrement dans ce match en seconde mi-temps et on compte sur lui pour qu’il amène son expérience et son impact. »
Mercer en joker : une chance de valider son retour en 40 minutes décisives
Entrer en seconde mi-temps contre le Leinster n’est pas une punition. C’est une mission précise : changer le cours d’un match face à l’élite européenne. C’est exactement ce que les grands joueurs savent faire.
Contre Montauban ou Bayonne, une bonne entrée passe inaperçue. Contre le Leinster, chaque action est scrutée, chaque impact pesé.
C’est là que Licata attend son verdict. Pas sur un score de Top 14 en fin de saison. Sur 40 minutes en Champions Cup, contre une équipe qui ne vous laisse rien. Si Mercer fait la différence dans ce contexte, le doute se dissipe. Si le numéro 8 disparaît dans le match, les questions restent entières, en rugby.
Samedi face au Leinster, Mercer aura 40 minutes pour transformer le doute bienveillant de Licata en certitude.
Après 40 minutes face au Leinster ce soir, pensez-vous que Mercer aura dissipé les doutes ou les questions resteront entières ?