L’Union Bordeaux-Bègles s’est imposée 38-26 face à Bath en demi-finale de Champions Cup au stade Atlantique, samedi 3 mai.
Pour les supporters bordelais, cette victoire ouvre les portes d’une finale que le club n’a encore jamais disputée. Pour Jalibert, elle confirme une conviction profonde : le soutien du public est le vrai carburant de cette équipe de rugby.
« On aime ce qu’on vit avec notre public » : la formule gagnante de Jalibert
Samedi soir, au micro de France 2, Matthieu Jalibert n’a pas cherché ses mots. Il les avait. « On aime ce qu’on vit avec notre public. Si on performe, on sait qu’on a ce soutien jusqu’à la finale. C’est bon de performer devant 42 000 personnes face à cette belle équipe. On a été présent, on a été costaud. On va à Bilbao pour jouer ce trophée que l’on aime tant. »
42 000 supporters. C’est le chiffre qu’il retient, pas le score ni ses propres statistiques. Celui qui dit ce que ce club représente pour sa ville.
Cette relation entre l’UBB et son public n’est pas un discours de façade. Jalibert est bordelais dans l’âme, formé dans ce club, attaché à ce maillot d’une façon qui transparaît dans chaque prise de parole. Quand il dit « on aime », le verbe sonne juste. La victoire 38-26 face à Bath valide un pacte entre un groupe et ses tribunes.
Bilbao en ligne de mire : l’UBB face au géant Leinster
L’adversaire en finale s’appelle le Leinster. Autrement dit, cinq fois champion d’Europe, régulièrement en dernier carré depuis deux décennies.
Jalibert ne se voile pas la face, mais refuse la déférence excessive. « Le Leinster c’est ce qui se fait de mieux en Europe. Ils sont tout le temps dans le dernier carré et souvent en finale. Ce sera un beau challenge. Tout le monde les dit vieillissant mais ils sont là et costaud. On va avoir deux semaines pour bien préparer ce match et aller à Bilbao. Notre groupe en est capable. »
Deux semaines pour préparer une finale de Champions Cup : court sur le papier, suffisant pour une équipe qui sait ce qu’elle veut.
Le Leinster arrive avec son palmarès et ses cadres expérimentés. L’UBB arrive avec sa faim, son collectif, et 42 000 voix gravées dans la mémoire de ses joueurs.
À Bilbao, face au Leinster, l’UBB aura deux semaines pour affûter son jeu et 42 000 voix dans la tête de ses joueurs.
Le Leinster a cinq titres de Champions Cup. L’UBB a 42 000 supporters et une première finale. Lequel de ces deux arguments vous convainc le plus ?