L’Atlético de Madrid a été éliminé en demi-finale de Ligue des champions par Arsenal (0-1 au retour, après un match aller terminé 1-1), mettant fin à l’aventure européenne d’Antoine Griezmann avec le club madrilène. Les supporters du Wanda Metropolitano lui ont offert un adieu mémorable.
Arsenal a fermé la porte de l’Europe à l’Atlético sur un penalty annulé à la VAR et une sortie précoce de Griezmann à la 67e minute. Pour les supporters colchoneros, c’est la fin d’une époque : treize saisons de compétitions continentales avec un attaquant français devenu légende. Voici comment une défaite cruelle s’est transformée en moment de grâce collective au Metropolitano.
L’Atlético dit adieu à l’Europe : quand les supporters rendent hommage à Griezmann
Le Wanda Metropolitano aurait pu sombrer dans la colère. Il a choisi la tendresse.
Après le coup de sifflet final, alors que l’Atlético venait de s’incliner 0-1 face à Arsenal et de voir s’envoler son rêve de finale à Munich, les gradins ont répondu d’une seule voix. Le nom de Griezmann a résonné, scandé, répété, porté par des milliers de gorges qui refusaient de laisser cette nuit se terminer sans lui dire merci.
Diego Simeone avait lui-même appelé les fans à rendre à Antoine toute l’affection qu’il mérite lors de ses ultimes sorties au Metropolitano. Le message avait été entendu. Largement.
Treize saisons européennes disputées avec l’Atlético (Football365, 5 mai 2026). Ce chiffre dit tout sur ce que représente Griezmann pour ce club. Pas un passage. Une vie.
Même William Saliba, défenseur d’Arsenal et coéquipier de Griezmann en équipe de France, a pris la parole après le match : « Une pensée pour lui, c’est une légende. Il nous a posé beaucoup de problèmes à l’aller comme au retour. Je lui souhaite le meilleur pour la fin de sa carrière. » Quand l’adversaire du soir rend hommage, c’est que la carrière a été grande.
La cruauté du football : le penalty annulé qui a scellé le sort de Griezmann
Le football sait être impitoyable. Ce soir du 5 mai 2026, il l’a été.
En seconde période, un penalty est sifflé en faveur de l’Atlético. La faute sur Griezmann est évidente. Le Metropolitano retient son souffle. Puis la VAR intervient et annule la décision (Football365, 5 mai 2026). Le stade explose. L’occasion de renverser Arsenal s’évapore en quelques secondes.
À la 67e minute, Simeone fait sortir Griezmann, remplacé par Álex Baena. Le score final est 0-1 (L’Équipe, 5 mai 2026). L’Atlético est éliminé. La finale de Munich ne sera pas pour eux.
Ce penalty refusé restera comme le symbole d’une carrière entière avec l’Atlético : brillante, acharnée, et privée une fois de plus du trophée suprême. En 2014 et 2016, Griezmann avait déjà disputé deux finales de Ligue des champions avec l’Atlético. Les deux fois, le titre lui avait échappé. Cette fois, il n’atteindra même pas la finale.
William Saliba l’a dit avec des mots simples et justes : c’est une légende. Au-delà de cette défaite, c’est toute une carrière européenne exceptionnelle qui s’achève.
189 buts et une légende qui s’en va : le bilan inachevé de Griezmann à l’Atlético
« Il n’est pas facile de mettre des mots sur ce que je ressens, car ce club est ma maison et vous êtes ma famille. Ce fut un parcours incroyable, ponctué de matchs inoubliables, de buts, de joies et d’une passion que seuls ceux qui vivent l’Atleti peuvent comprendre. » Ces mots de Griezmann, prononcés en mars 2026, résument mieux que n’importe quelle statistique ce que représente ce départ.
Pourtant, les chiffres parlent aussi. 189 buts inscrits en sept saisons sous le maillot rojiblanco (Goal.com, 2026). À son palmarès avec l’Atlético : l’Europa League, la Supercoupe de l’UEFA et la Liga. Des trophées qui comptent. Un palmarès qui impose le respect.
La Ligue des champions manque. Elle manquera toujours. Mais ce vide dit aussi quelque chose sur la nature de ce club et de ce joueur : ils ont tout donné, ensemble, sans jamais décrocher le Graal européen. Cette fidélité dans l’échec a sa propre grandeur.
Simeone, lui, n’a pas caché son émotion : « Je m’exprime en tant qu’entraîneur, mais aussi en tant que supporter de l’Atlético. Je tiens à te remercier pour ton travail ici à Madrid, pour ton humilité. Tu es une personne admirable et, pour les jeunes d’aujourd’hui, il est essentiel d’avoir une figure comme toi. » (Goal.com, 2026)
Cet été, Griezmann rejoindra Orlando City en MLS (L’Équipe / Foot-Africa, 2026). Une nouvelle vie commence. L’aventure colchonera, elle, est terminée.
Griezmann quitte l’Europe non pas en champion, mais en légende et c’est peut-être plus beau encore. Orlando City l’attend cet été, mais son cœur restera rojiblanco, comme il l’a lui-même promis : « Mon présent reste rojiblanco jusqu’au dernier souffle de cette saison 2026. Et mon cœur le restera pour toujours. »
Quel est votre souvenir le plus marquant de Griezmann sous le maillot rojiblanco ?