Les Bleues ont écrasé l’Écosse 69-28 avec 11 essais le 9 mai, confirmant leur invincibilité en phase de poule du Tournoi des Six Nations 2026. Mais l’Angleterre les attend en finale avec une différence de points supérieure.
La démonstration française contre l’Écosse scelle l’accès à la finale du 17 mai à Bordeaux : quatre victoires, quatre bonus offensifs, aucun doute sur la forme du moment. Pour les supporters des Bleues, c’est l’occasion de viser un titre qui leur échappe depuis 2018, face à une Angleterre qui verrouille ce Tournoi depuis des années. Mais cette victoire éclatante cache des failles qui pourraient coûter cher contre les Anglaises, en rugby.
Onze essais et quatre bonus : les Bleues arrivent lancées à Bordeaux
69-28, onze essais inscrits, une Écosse débordée de toutes parts. Les Bleues n’ont pas géré : elles ont attaqué jusqu’au bout.
Léa Champon a signé un doublé dans cette démonstration collective. Elle incarne la dynamique collective du moment : vitesse, précision, efficacité.
Quatre matches, quatre victoires, quatre bonus offensifs. C’est une régularité que peu d’équipes atteignent sur l’ensemble d’un Tournoi des Six Nations.
L’Angleterre en embuscade : une différence de points qui fait la différence
Même bilan en victoires, même bilan en bonus offensifs. Mais les chiffres divergent là où ça compte : l’Angleterre affiche +164 de différence de points, la France +124. Quarante points d’écart qui traduisent huit ans de domination anglaise.
La France n’a plus remporté le Tournoi des Six Nations féminin depuis 2018. Cette finale du 17 mai à Bordeaux est une opportunité rare et une pression réelle.
La différence de points impose une contrainte concrète : seule une victoire compte. Les Bleues doivent gagner pour être championnes. François Ratier, entraîneur de l’équipe de France féminine, a résumé l’enjeu sans détour : « Ce sera Rocky III. »
Les mauls, talon d’Achille des Bleues avant l’affrontement anglais
69-28, c’est aussi 28 points encaissés. Quatre essais accordés à l’Écosse, équipe du bas de tableau. Contre l’Angleterre, ce sera une autre conversation.
Les difficultés françaises sur les mauls défensifs ont été identifiées comme un point de vigilance concret. Or l’Angleterre excelle dans ce secteur. C’est une arme qu’elle utilise avec méthode, en terrain adverse, sous pression.
Si les Bleues laissent les Anglaises installer leur jeu de maul à Bordeaux, la finale peut basculer rapidement. La défense sera l’autre match dans le match.
Les Bleues arrivent à Bordeaux dans la meilleure forme de leur Tournoi. Mais l’Angleterre reste la favorite, portée par une différence de points supérieure et une maîtrise collective éprouvée. Cette finale du 17 mai pourrait briser huit ans de domination anglaise ou les prolonger.
Les mauls défensifs seront-ils le facteur décisif à Bordeaux, ou les Bleues ont-elles les ressources pour les neutraliser ?