Kylian Mbappé, Usain Bolt… Le défi complètement fou lancé à Louis Bielle-Biarrey

Louis Bielle-Biarrey

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Publié le mai 30, 2026

À 23 ans, Louis Bielle-Biarrey a déjà battu un médaillé mondial de sprint et inscrit 29 essais sous le maillot du XV de France (statistiques officielles XV de France, avril 2026) mais face à la question de GQ sur sa capacité à rivaliser avec Usain Bolt, l’ailier bordelais reste étonnamment humble.

Usain Bolt a tranché en avril 2025 : Kylian Mbappé pourrait le battre sur 10 mètres, mais pas au-delà. GQ a posé la même question à Louis Bielle-Biarrey, l’ailier français qui a déjà pulvérisé un sprinteur de classe mondiale.

Bielle-Biarrey a déjà battu un médaillé mondial de sprint : voici comment

Christophe Lemaître n’est pas n’importe qui. Médaillé mondial de sprint, champion du monde du relais 4x100m en 2011 et premier Européen à avoir couru le 100 mètres sous les 10 secondes, il incarne l’élite mondiale de l’athlétisme. Louis Bielle-Biarrey l’a battu sur 60 mètres.

Pas dans un couloir de stade d’athlétisme. Dans le cadre d’un défi organisé par GQ, en avril 2026. Mais battu quand même.

Ce résultat n’est pas sorti de nulle part. Bielle-Biarrey est ailier à l’Union Bordeaux Bègles et au XV de France. À 23 ans, il est considéré comme l’un des joueurs les plus rapides du rugby mondial. Les chiffres confirment cette domination : 29 essais en sélection (statistiques officielles XV de France, avril 2026), ce qui en fait le 6e meilleur marqueur de l’histoire du XV de France. À 23 ans.

Pour comprendre l’ampleur de cette performance, un repère suffit. Le 14 mars 2026, face à l’Angleterre, Bielle-Biarrey a inscrit 4 essais dans un seul match (statistiques officielles XV de France, 14 mars 2026). Seuls deux autres joueurs avaient réalisé cet exploit dans toute l’histoire du XV de France en 1924 et en 1937.

C’est cet athlète-là que GQ a mis en face de la question Bolt.

Face à Bolt, Bielle-Biarrey reconnaît ses limites (mais avec une nuance intéressante)

La réponse aurait pu être fanfaronne. Elle ne l’est pas.

Interrogé par GQ sur sa capacité à battre Usain Bolt, Bielle-Biarrey répond sans détour : « Je ne pense pas que je pourrais battre Bolt, non ! » (Louis Bielle-Biarrey, interview GQ, avril 2026).

Mais il ne s’arrête pas là. Il ajoute immédiatement une nuance qui change tout : « Mais avant de faire la course face à Christophe Lemaître, j’étais persuadé que j’allais perdre, donc… Mais à leur prime, c’est injouable. Maintenant qu’ils ne courent plus, peut-être, mais cela ne voudrait pas dire grand-chose. » (Louis Bielle-Biarrey, interview GQ, avril 2026).

Cette réponse contient trois niveaux simultanés. Bielle-Biarrey reconnaît la supériorité absolue de Bolt à son apogée. Il admet que l’effet de surprise a joué contre Lemaître il ne s’attendait pas à gagner. Et il relativise lui-même la portée d’une éventuelle victoire sur des sprinteurs en fin de carrière.

C’est exactement ce que Bolt avait dit sur Mbappé en avril 2025 : « Mbappé ? Je sais qu’il est très rapide. Vous dites sur 10 mètres ? Écoutez, peut-être. 10 mètres, c’est possible, mais vingt mètres, aucune chance pour lui ! » (Usain Bolt, interview GQ, avril 2025). La logique est la même : les spécialistes du sprint restent intouchables sur leur distance.

Bielle-Biarrey le sait. Et cette lucidité, chez un joueur qui vient d’inscrire 4 essais en un seul match contre l’Angleterre, dit quelque chose sur sa maturité.

Pourquoi ce défi dit quelque chose d’important sur le rugby moderne

GQ pose cette question en 2026 parce que le rugby a changé.

Les ailiers d’aujourd’hui ne sont plus seulement des finisseurs : ils rivalisent avec des sprinteurs professionnels sur courte distance. La vitesse est devenue une arme tactique centrale, et Bielle-Biarrey en est l’exemple le plus documenté.

Ce qui rend son cas singulier, c’est la combinaison. Battre Lemaître sur 60 mètres, c’est une performance athlétique brute. Être le 6e meilleur marqueur de l’histoire du XV de France à 23 ans (statistiques XV de France, avril 2026), c’est une performance rugbystique totale. Les deux ensemble dessinent un profil qui n’existait pas dans le rugby d’il y a vingt ans.

L’humilité face à Bolt n’affaiblit pas ce portrait. Elle le renforce. Bielle-Biarrey sait que sa vitesse est un outil au service du rugby, pas une fin en soi. Il domine son sport. Il ne prétend pas dominer tous les sports.

C’est précisément cette nuance que l’interview GQ révèle et que le simple titre « il a battu un médaillé mondial de sprint » ne suffit pas à raconter.

Le défi lancé à Bielle-Biarrey n’est pas vraiment sur la vitesse brute c’est une question sur la place du rugby dans l’univers des sports d’élite.

À 23 ans, cet ailier a déjà écrit son nom dans l’histoire du XV de France. Son humilité face à Bolt montre qu’il sait exactement où il se situe : au sommet du rugby, pas du sprint.

Si un ailier de rugby peut battre un médaillé mondial de sprint sur 60 mètres, quelle vitesse faut-il désormais pour simplement exister au plus haut niveau ?

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