Sébastien Bézy quitte Clermont à l’issue de cette saison après avoir vu son temps de jeu s’effondrer en fin d’exercice, directement lié à l’annonce précoce de son transfert à Montpellier.
Bézy se confie sans détour sur cette fin frustrante, mais aussi sur sa compréhension lucide des choix du staff.
« Des fois t’es un peu dégoûté » : la frustration assumée de Bézy en fin d’aventure
La fin de contrat de Bézy à Clermont n’a pas été douce. « Quand tu rentres à la maison, que tu ne joues pas, des fois t’es un peu dégoûté », confie le demi de mêlée (La Montagne, 3 juin 2026).
Le mécanisme est connu dans le milieu professionnel : dès qu’un départ est annoncé, le staff commence à construire sans le joueur concerné. Bézy n’y a pas échappé. Son transfert vers Montpellier acté tôt dans la saison, son temps de jeu a fondu.
141 matchs en six saisons (La Montagne, juin 2026) suffisant pour que l’inactivité forcée pique davantage. « Je trouve ça dommage de finir comme ça », ajoute-t-il. Pas de colère. Juste la déception d’un compétiteur qui voulait partir par la grande porte.
« À la place des coachs, j’aurais fait pareil » : la lucidité d’un joueur en fin de carrière
Bézy reconnaît la frustration, mais refuse l’amertume. À 34 ans, il a suffisamment vécu le rugby professionnel pour comprendre ce que les chiffres ne montrent pas.
« Je me dis aussi qu’à la place des coachs, peut-être que j’aurais fait pareil », dit-il (La Montagne, 3 juin 2026). Le staff devait préparer l’avenir avec les joueurs restants utiliser Bézy dans ce contexte n’avait plus de sens sportif. Il le sait et le dit.
Ce qui l’apaise, c’est d’avoir eu de la visibilité rapidement sur la suite. « À mon âge, c’était important d’avoir rapidement une vision sur le futur. Donc par rapport à ça, je suis très content », précise-t-il (La Montagne, 3 juin 2026). Montpellier comme horizon clair, comme antidote à l’incertitude.
Un bilan mitigé, mais une fierté intacte : les 6 ans de Bézy à Clermont
141 matchs. Six saisons. Ces chiffres racontent une carrière clermontoise solide. Bézy a été un demi de mêlée de référence en Top 14, pas un figurant.
Mais la dernière image reste difficile à effacer. Clermont s’est incliné 13-41 face au Racing lors du dernier match de Bézy avec le club (La Montagne, 1er juin 2026). Une défaite lourde, sans réponse. Pas le scénario dont rêve un joueur pour boucler six ans de loyauté.
Bézy ne se dérobe pas à l’autocritique. « J’aurais pu faire mieux », reconnaît-il selon La Montagne, du 3 juin 2026. Trois mots qui en disent plus que n’importe quelle justification.
Bézy ne se victimise pas : frustré, oui, mais lucide. Six ans, 141 matchs, une dernière saison tronquée et un homme qui repart sans rancœur, avec l’honnêteté de dire ce qu’il a ressenti.
Cette fin de saison sur le banc efface-t-elle six ans de loyauté à l’ASM ?